Vincent Peillon veut rouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis

Publié à 10h43, le 30 décembre 2016 , Modifié à 10h46, le 30 décembre 2016

Vincent Peillon veut rouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis
Vincent Peillon © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Où l'on reparle de la dépénalisation du cannabis.

En 2012, alors ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon s'était dit favorable à une telle mesure. "C'est une question qui se pose sérieusement de savoir si nous ne pourrions pas lutter contre ces trafics en organisant par l'État...", avait-il déclaré avant de rappeler qu'il avait soutenu la position de l'ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant, favorable à une légalisation du "cannabis thérapeutique".

Maintenant qu'il est candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire, Vincent Peillon est un tout petit plus prudent. Mais sa position n'a, semble-t-il, pas franchement évolué depuis 2012. Invité d'Europe 1 ce vendredi 30 décembre, Patrick Bloche, directeur de campagne de Vincent Peillon, assure que son candidat veut rouvrir ce débat. Il dit :

 

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Rouvrir le débat, c’est quelque part induire le fait que la législation doit évoluer. Est-ce que l’on dit : 'oui, on dépénalise, point final', ou est-ce que l’on est dans une démarche graduée et dans l’idée de faire évoluer ? C'est un vieux débat.

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Tout en refusant d'expliciter la position de Vincent Peillon, Patrick Bloche sous-entend donc largement que son candidat est toujours favorable à une dépénalisation du cannabis. Mais il ne le formule pas aussi clairement. "Je dis que Vincent Peillon est pour ouvrir un débat sur la dépénalisation du cannabis. Le débat est salutaire sur des sujets comme celui-là", ajoute-t-il, jugeant néanmoins qu'il ne s'agit pas d'un sujet excessivement important. En 2012, Vincent Peillon estimait qu'il s'agissait d'un "sujet majeur"

Voilà qui devrait ravir Manuel Valls, autre candidat à la primaire de la BAP. En juillet 2015, celui qui était encore Premier ministre avait donné sa vision tout personnelle d'un débat sur le cannabis. "On peut débattre, mais le débat est clos", avait déclaré le chef du gouvernement après que la légalisation du cannabis a été remise sur le tapis par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice. 

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