Anne Hidalgo critique la "mesquinerie" de la droite parisienne sur l'attribution d'un bureau à Bertrand Delanoë

Publié à 16h48, le 19 mai 2014 , Modifié à 17h12, le 19 mai 2014

Anne Hidalgo critique la "mesquinerie" de la droite parisienne sur l'attribution d'un bureau à Bertrand Delanoë
Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet au Conseil de Paris (photos Maxppp).

"Je ne vais quand même pas demander à Bertrand de venir chercher son courrier en Vélib !". Anne Hidalgo justifie ainsi sa volonté de mettre à disposition de Bertrand Delanoë une secrétaire à mi-temps à l'Hôtel de Ville de Paris. Depuis plusieurs jours, la droite s'insurge face à ce projet de la Maire de Paris, qui doit être voté le 20 mai lors du Conseil de Paris. 

Lors d'une discussion avec quelques journalistes lundi 19 mai, Anne Hidalgo a d'abord voulu en terminer avec la polémique en rappelant la nécessité de mettre une secrétaire à disposition de son prédécesseur :

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Bertrand Delanoë reçoit encore beaucoup, beaucoup de courrier. Je ne vais quand même pas demander à Bertrand de venir le chercher avec un semi-remorque ! Je ne vais pas lui demander de venir le chercher en Vélib, ça ferait beaucoup, beaucoup de voyages.

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Celle qui avait qualifié la polémique de "mal fondée" dans les colonnes du JDD muscle là son discours et raconte que le maire du Ier arrondissement Jean-François Legaret, lui avait, en privé, assuré qu'il n'était pas opposé à ce projet. Mais depuis, l'UMP-Paris critique cette attribution, à l'image de sa chef de file Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a qualifié ce bureau "d'illégal". Un changement de discours que regrette la maire de Paris  :

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Qu'est-ce que c'est mesquin, de la part de la droite... Ça ne coûte pas un centime d'euro aux Parisiens !

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Et le Premier adjoint d'Anne Hidalgo, Bruno Julliard, d'expliquer aux journalistes qu'il n'y aura aucun recrutement à cette occasion, et que le poste aurait très bien pu être mis en place en catimini par la mairie de Paris. Selon Julliard, c'est dans "un souci de transparence et de clarté totale" que l'exécutif parisien aurait choisi de faire voter le Conseil de Paris. Et de donner ainsi une bonne occasion à la droite de crier au loup.

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