Bruno Le Maire et ses troupes espèrent compter dans la nouvelle UMP : "l’UMP ne devra pas être un Sarko store"

Publié à 09h52, le 30 novembre 2014 , Modifié à 09h52, le 30 novembre 2014

Bruno Le Maire et ses troupes espèrent compter dans la nouvelle UMP : "l’UMP ne devra pas être un Sarko store"
Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. © Maxppp.

"Il ne faut pas non plus qu’on soit puni dans ce parti parce qu’on soutient Bruno." Soutien de Bruno Le Maire, le député Yves Censi, prévenait ainsi avant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP, que les "le mairistes" comptaient bien peser dans la nouvelle UMP et ne pas se faire sanctionner pour ne pas avoir suivi le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy. Un désir qui a pris de l’ampleur avec l’important score de leur champion, crédité de près de 30% des voix.

Proche de l’ancien ministre de l’Agriculture, le député Alain Chrétien prévient à son tour, ce dimanche 30 novembre, dans Le Parisien :

L’UMP ne devra pas être un Sarko store. Elle devra au contraire se reconnaître dans le vote de ce soir et nous devrons aussi compter dans la future organisation du parti.

François Fillon devrai approuver, lui qui a, dès l’annonce des résultats, enjoint Nicolas Sarkozy, dans un communiqué à ne pas oublier que "union n’est pas soumission". "Un grand parti accepte les différences", a ajouté l’ancien Premier ministre, d'ores et déjà candidat à la primaire de 2016.

Même son de cloche du côté de Franck Riester, dans le JDD :

Il faut que Nicolas Sarkozy prenne en compte le message envoyé. On ne fera rien à l’avenir sans Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire a ainsi gagné, non pas l’élection, mais ses galons de général. "Ça nous donne un poids suffisant pour imposer la parole de Bruno dans les discussions au sein du parti", poursuit encore Franck Riester.

Jusqu’à en faire un nouveau candidat à la primaire de l’UMP qui servira à désigner le candidat du parti pour la présidentielle de 2017 ? Alain Chrétien y croit. Dur comme fer. Ainsi lâche-t-il, dans l’euphorie des "30%" :

Il a construit une équipe, une méthode, proposé des idées. On ne peut pas laisser tout ça retomber. Il doit se présenter à la primaire. Ensuite, direction l’Elysée.

Comme Hervé Mariton, qui se félicite de son score mais surtout d’avoir, pense-t-il, imposer son tempo et ses thèmes de campagnes à ses concurrents, Bruno Le Maire aussi a gagné, pour ses proches. "C’est une bonne surprise, il sort incontestablement gagnant de cette campagne", assure le député Damien Abad. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus