Nicolas Sarkozy succède à Jean-François Copé à la présidence de l'UMP

Publié à 20h18, le 29 novembre 2014 , Modifié à 21h45, le 29 novembre 2014

Nicolas Sarkozy succède à Jean-François Copé à la présidence de l'UMP
Nicolas Sarkozy © REUTERS/Vincent Kessler

L'inconnue n'était pas sur l'homme. Il ne faisait quasiment aucun doutes que Nicolas Sarkozy serait élu, dès le premier tour, président de l'UMP. L'inconnue était sur le score. Avec quel pourcentage l'ancien chef de l'État allait-il remporter la présidence du parti de la rue Vaugirard ? On le sait désormais : l'ex-chef de l'État recueille 64,5% des voix des adhérents UMP. Il devance Bruno Le Maire (29,2%) et Hervé Mariton (6,3%). 

C'est 20 points de moins que lors de sa victoire à la présidence de l'UMP en 2004.

Marc-Philippe Daubresse doit donc deux caisses de champagne à ceux qui ont bien voulu parier avec lui. En septembre, en marge du premier meeting de campagne de Nicolas Sarkozy à Lambersart, le député du Nord et proche de l'ancien président avait assuré que ce dernier gagnerait avec au moins 70% des voix. 

Le premier à réagir est Alain Juppé qui depuis Bordeaux salue du bout des lèvres la victoire de Nicolas Sarkozy. "Je lui adresse mes félicitations très amicales. À lui de redonner à l'UMP l'élan dont elle a besoin. Et pour cela il faudra rassembler", a commenté le maire de Bordeaux, qui a également félicité Hervé Mariton et Bruno Le Maire pour leur campagne de terrain. Puis il a jouté :

Habemus papam, pardon je cherchais comment dire 'président' en latin mais je n'ai pas trouvé. 

Laurent Wauquiez, soutien de Nicolas Sarkozy, parle de son côté d'une "très belle satisfaction", soulignant que deux tiers des votants ont choisi l'ancien président. 

Nicolas Sarkozy, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, remercie "tous les adhérents de l’UMP qui [lui] ont fait l’honneur de [l']’élire à la présidence de [leur] famille politique". Il ajoute : 

Le temps est désormais venu de passer à l’action. Dès lundi, je rencontrerai les principaux responsables de notre famille politique afin de créer les conditions du plus large rassemblement.

De son côté, François Fillon prévient déjà. S'il félicite dans un communiqué "le nouveau président de notre formation et ses deux concurrents", il martèle que "l'avenir de l'UMP dépendra de notre capacité à nous réinventer par le débat et à assumer nos sensibilités avec tolérance". Il poursuit : 

L’union n’est pas la soumission. Un grand parti moderne accepte la différence !

Xavier Bertrand, pas vraiment sarkophile, après avoir salué la victoire de Nicolas Sarkozy, se réjouit du score de Bruno Le Maire :

Et puis, juste après 21h, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis  a invité Nicolas Sarkozy à débattre avec lui – non sans avoir auparavant jugé un peu faible le score obtenu par le nouveau président de l'UMP :

Marine Le Pen elle aussi y va de son commentaire. Et la présidente du FN moque, comme Jean-Christophe Cambadélis, le score de Nicolas Sarkozy. Voici ce qu'elle a déclaré au Monde :

Sarkozy est mal revenu, et il est mal élu. Les mois qui viennent vont être un carnage épouvantable à l'UMP.

Et la cheffe frontiste de louer les qualités de Bruno Le Maire qui d'après elle "fait naître l'hypothèse d'une alternative à l'UMP"

[BONUS TRACK] Pertubateur

Nicolas Sarkozy réussit à perturber le discours de Bruno Le Maire. Alors que le député de l'Eure, affichant un large sourire de satisfaction, venait d'entamer son discours, les chaines d'info ont arrêté leur retransmission pour diffuser l'arrivée du nouveau patron de l'UMP à son QG de campagne.



Il faut attendre quelques minutes, le temps que Nicolas Sarkozy fasse le chemin entre sa voiture et le bâtiment pour que l'on revienne sur Bruno Le Maire.

Et qu'a dit celui qui est arrivé second après avoir appelé au "rassemblement" ?

Je suis heureux. Je suis heureux pour vous parce que je vous devais ce résultat. Je suis heureux pour nous. 

Du rab sur le Lab

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