Après sa victoire, Nicolas Sarkozy est pressé par les tenors de rassembler son parti

Publié à 21h31, le 29 novembre 2014 , Modifié à 22h09, le 29 novembre 2014

Après sa victoire, Nicolas Sarkozy est pressé par les tenors de rassembler son parti
© Montage via MAXPPP et Reuters

#TOUSENSEMBLE  "Rassembler" c'est le verbe qui revient dans tous les commentaires des ténors de l'UMP après la victoire de Nicolas Sarkozy. Avec 64.5 % des voix, l'ex-président de l'UMP (2004-2007) redevient président... de l'UMP. Après des mois de bagarre interne, les plaies sont encore à vif ... et la primaire de 2016 déjà dans toutes les têtes. Le nouveau Président doit donc faire vivre tous ensemble et sous sa houlette :

Alain Juppé : le premier a avoir réagi à cette élection. "Il va falloir rassembler" a déclaré le maire de Bordeaux qui veut "aider l'UMP¨à aller de l'avant." Candidat à la primaire, il va être plus que vigilant sur l'organisation de la primaire. Et les huées des militants UMP lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux ont laissé des traces. Indice : l'un de ses proches, s'est beaucoup moqué du scrutin sur twitter.

François Fillon : l'ex-premier ministre a réussi l'exploit de commenter cette élection, sans citer Nicolas Sarkozy. Lui aussi appelle au rassemblement tout en précisant ce samedi soir que "union n'est pas soumission. Un grand parti accepte les différences". Là encore, les relations entre les deux hommes ne sont pas bonnes et l'affaire Jouyet n'est pas encore soldée

Bruno Le Maire : une défaite au gout de victoire ! Avec 29.2 %, le challenger de Nicolas Sarkozy réussit un bon score. Il veut peser. Il a annoncé ne pas vouloir  briguer une place au sein de la direction. Mais il a pris une sacrée avance sur les autres quadras de l'UMP. Il n'entendait pas se présenter à la primaire si il était élu président de l'UMP. Mais plus rien ne l'empêche maintenant de faire plus qu'y penser en se rasant. Il voudra continuer à faire entendre sa petit musique. D'autant qu'en fin de campagne, il lâchait ses coups.

Jean-François Copé : l'ex-président de l'UMP a fait son retour médiatique il y a une semaine dans un reportage télévisé. Que veut faire l'ex patron de la formation de droite, embourbé dans l'affaire Bygmalion ? Mystère.

Et les élus ? La confiance ne règne pas forcément... Ainsi un député qui a soutenu Bruno Le Maire s'inquiétait d'être puni ...

[Bonus Track ] Dans un ouvrage publié début novembre Ça reste entre nous, hein ? (éd. Flammarion), l'ex-président distribuait les amabilités à de nombreux membres de son parti qui n'ont pas du oublier ... Notamment Bruno Le Maire.  

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