Christian Estrosi acte le décès de l’UMP et appelle à une "véritable révolution"

Publié à 06h43, le 07 juillet 2014 , Modifié à 06h43, le 07 juillet 2014

Christian Estrosi acte le décès de l’UMP et appelle à une "véritable révolution"
© Maxppp.

AVIS DE DÉCÈS – C’est une manie. Alors que la crise politique touche les deux principaux partis français, le PS et l’UMP, certains dramatisent la situation en parlant de partis à l’aube de la mort. Si, pour Manuel Valls, "le FN risque de faire disparaître" la gauche, pour Christian Estrosi, l’UMP est un parti "qui est déjà mort". C’est le froid constat que livre le député-maire de Nice au Parisien de ce lundi 7 juillet.

Dans sa conception actuelle, nous avons un parti qui est déjà mort, un parti qui ne distribue plus que des investitures et ne produit plus d’idées nouvelles.

Un cinglant réquisitoire qui lui fait tirer une première conclusion : l’UMP ne pourra pas faire l’économie d’un changement de nom. "Nous ne pourrons pas faire autrement", affirme l’ancien ministre qui rejoint là François Fillon, Xavier Bertrand ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet. Un symbole.

Changer de nom serait alors synonyme, en parallèle, de changement en profondeur du parti créé en 2002 par Jacques Chirac. Et Christian Estrosi d’ajouter :

Ce n’est pas une restructuration avec un congrès a minima qu’il faut, mais une véritable révolution.

"L’UMP est devenue un parti bourgeois et élitiste. Il nous faut redevenir un parti populaire", conclut-il.

[BONUS TRACK] Estrosi rancunier

Le maire de Nice a la rancune tenace. Même s’il a soutenu François Fillon lors de l’élection pour la présidence de l’UMP face à Jean-François Copé, Christian Estrosi n’est plus un soutien ardent de l’ancien Premier ministre. Un ex de Matignon à qui il reproche encore de ne pas l’avoir soutenu en 2007 :

Je ne peux oublier qu’en 2007, il a poussé Copé à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée, contre ma candidature, point de départ de toutes ces histoires.

Du rab sur le Lab

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