Estrosi critique les "promesses oubliées" de Sarkozy et menace à nouveau de ne pas retirer sa candidature à la primaire

Publié à 12h55, le 28 juin 2014 , Modifié à 19h26, le 28 juin 2014

Estrosi critique les "promesses oubliées" de Sarkozy et menace à nouveau de ne pas retirer sa candidature à la primaire
Christian Estrosi au musée du sport à Nice, le 26 juin. © Maxppp

LES AMIS DE SARKOZY - Christian Estrosi, secrétaire général de l'association des amis de Nicolas Sarkozy et candidat à la primaire à droite pour 2017, dresse ce samedi 28 juin le réquisitoire du quinquennat de Nicolas Sarkozy en détaillant les points qui empêcheraient son éventuel retrait au profit de l'ancien chef de l'État.

Le député-maire UMP de Nice, qui refusait en août 2013 tout droit d'inventaire de l'ère Sarkozy, se montre à présent très critique dans une interview à Nice Matin, :

Des promesses ont été oubliées. On n'a pas pris les mesures révolutionnaires pour que la France du numérique gagne sur la France des privilèges, que la France du travail gagne sur celle de l'assistanat, que la France des PME gagne sur la France du CAC 40. [...] On n'a pas assez protégé nos produits en Europe. J'ai voulu un crédit impôt innovation, on me l'a refusé. La plus grande erreur a sans doute été l'ouverture.

Et celui qui assure ne pas être le poisson-pilote de Nicolas Sarkozy tout en s'affichant dans son bureau lâche :

S'il (Sarkozy) se retrouve à 100% sur ces positions, je me retirerai. Mais je n'ai pas le sentiment, lorsque j'entends quelques-uns de ses commentaires, qu'il soit déterminé à laisser de côté le mode de gouvernance qui était le sien.

Dans la même interview à Nice Matin, l'ancien ministre de l'Industrie se dit "en profond désaccord" avec François Fillon lorsqu'il dit "qu'il ne faut pas baisser les impôts" et critique les propositions libérales de l'ancien Premier ministre :

On a longtemps dit qu'(il) était un gaulliste social. Sauf qu'aujourd'hui, il se déclare libéral. Moi, je reste gaulliste dans la lignée de Colbert, Bonaparte, Napoléon III et De Gaulle

A l'été 2012, avant que Jean-François Copé et François Fillon ne s'étripent pour le poste, l'ancien champion de moto annonçait qu'il serait *peut-être* candidat à la présidence de l'UMP afin de "défendre l'héritage sarkozyste". Il ralliera finalement l'ancien Premier ministre.

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