Christian Estrosi refuse tout droit d'inventaire de l'ère Sarkozy : "nous ne sommes pas obligés de nous flageller"

Publié à 09h00, le 26 août 2013 , Modifié à 10h23, le 26 août 2013

Christian Estrosi refuse tout droit d'inventaire de l'ère Sarkozy : "nous ne sommes pas obligés de nous flageller"
Christian Estrosi sur France 2 le 26 août 2013 (image France 2)

Pas question d'auto-critique. Invité de France 2 ce 26 août, Christian Estrosi s'est positionné en dernier rempart contre le droit d'inventaire demandé par l'UMP sur le bilan de Nicolas Sarkozy :

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Nous ne sommes pas obligés de nous flageller. Ce droit d’inventaire a été réclamé par la gauche.

Ce que les Français attendent de notre part ce n’est pas cela. S’il y a un droit d’inventaire à faire c’est celui d’un an et demi de déclin dans lequel a plongé notre pays le PS, le gouvernement et le président Hollande

Le droit d’inventaire, ça se réclame pendant une campagne électorale. Aujourd’hui les Français attendent de notre part qu’on invente l’avenir.

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Et le député-maire de Nice, éternel soutien de l'ancien président, de juger son action irreprochable :

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Ne regardons pas un passé où, en période de crise, Nicolas Sarkozy a parfaitement tenu la barre. Et si aujourd’hui notre pays reste une grande nation, c’est parce que dans les périodes difficiles il a su prendre les bonnes décisions.

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A droite, après François Fillon, Jean-François Copé a fini par demander, lui aussi, un débat sur "le bilan" de la droite au pouvoirà la mi-août. Une tentation du droit d'inventaire qui plait de plus en plus à l'UMP malgré quelques irréductibles.

Parmi les opposés à ce bilan, on trouve donc Christian Estrosi en première ligne mais aussi Brice Hortefeux, Nadine Morano ou le jeune député Arnaud Robinet. D'autres, comme Roger Karoutchi, jouent davantage sur les mots, se disant favorables au "débat" mais pas au "droit d'inventaire".

Du rab sur le Lab

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