Comment Martine Aubry justifie le parachutage en politique

Publié à 12h16, le 26 février 2015 , Modifié à 12h16, le 26 février 2015

Comment Martine Aubry justifie le parachutage en politique
Martine Aubry, toute contente, après un atterrissage réussi. © PHILIPPE HUGUEN / AFP

LE PLUS DUR, C’EST L’ATTERRISSAGE - Le parachutage de candidats qui ne sont pas des locaux est un phénomène classique et récurrent en politique. Un usage souvent décrié mais perpétué. Martine Aubry, elle, assume et le justifie.

Alors qu’elle a rapatrié auprès d’elle à Lille des proches comme Charlotte Brun, ex-conseillère générale d’Ile-de-France, Estelle Rodes, ancienne élue des Yvelines, ou encore l’ancien ministre et actuel député de l’Essonne François Lamy, l’édile s’explique dans les colonnes de L’Express. Et juge ces parachutages fructueux :

Je n’ai jamais été fan de la consanguinité. Les gens de l’extérieur apportent de l’ouverture, un air neuf bénéfique.

Elle-même, comme elle le reconnaît, est une ancienne transfuge parisienne à Lille. "J’étais moi-même parachutée", assume l’ancienne ministre de Lionel Jospin et meilleure ennemie socialiste de François Hollande, en souvenir de son arrivée difficile comme adjointe de Pierre Mauroy en 1995.

"La maire de Lille refuse toutefois de circonscrire le renouvellement aux seuls "allogènes" et rappelle que son équipe municipale compte 17 nouveaux membres sur 38", précise L’Express.

Le 15 novembre, alors que se tenait un Conseil national du Parti socialiste à Paris, Martine Aubry jouait la contre-programmation et annonçait en parallèle et en grande pompe, lors d’une conférence de presse, l’arrivée de François Lamy dans la métropole nordiste. Elle justifiait alors le parachutage de son ancien directeur de campagne pendant la primaire socialiste et toujours député de l’Essonne :

François vient ici comme moi quand je suis venue auprès de Pierre Mauroy en tant que première adjointe, sans rien savoir de ce qui allait se faire dans la suite, et sans même m'en préoccuper. A tout moment il faut choisir ce pour quoi on est utile. Et on verra bien demain ce qui se passera.

Si le parachutage est parfois difficile à faire passer dans son propre camp, le plus dur, c’est toujours l’atterrissage.

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