"Effet Berlusconi" : pour Patrick Buisson la "traque judiciaire" peut "booster" la popularité de Sarkozy

Publié à 07h11, le 10 octobre 2014 , Modifié à 12h34, le 10 octobre 2014

"Effet Berlusconi" : pour Patrick Buisson la "traque judiciaire" peut "booster" la popularité de Sarkozy
© Montage via Reuters

BONNE AFFAIRE - L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, désavoué après que la mise sur écoutes de son ancien patron a été révélée, estime que la "traque judiciaire" subie par le candidat à la présidence de l'UMP peut, paradoxalement, avoir un effet bénéfique pour son retour en politique.

Patrick Buisson a en effet accordé une interview aux journalistes Laureline Dupont et Philippe Cohen pour leur ouvrage C'était pas le plan sur Nicolas Sarkozy, dont la publication est prévue aux éditions Fayard pour le 20 octobre. Le Point du 9 octobre en livre quelques extraits, notamment cette réflexion sur les affaires et une comparaison avec ... Sylvio Berlusconi :

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Les attaques judiciaires le renforcent sur un plan électoral.



Alors, il ne faut surtout pas lui dire ça parce que ça l'énerve, mais quand même : +7 points [de popularité, ndlr] après sa mise en examen, c'est l'effet Berlusconi, qui a été boosté par la traque judiciaire.

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Sur le fond, Patrick Buisson ne considère pas non plus qu'un procès soit un réel problème pour l'ancien Président, du fait de la lenteur de la justice : "Le calendrier ne leur permettra pas d'obtenir une condamnation définitive."

Autrement dit, Nicolas Sarkozy peut continuer à utiliser les affaires comme argument de campagne.

[Bonus Track] "Je ne suis pas son valet à ce nabot"

Marianne publie également des extraits de C'était pas le plan, vendredi 10 octobre. Notamment un épisode particulièrement révélateur du rapport de force entre Patrick Buisson et Nicolas Sarkozy. La scène se passe en 2008 : Patrick Buisson déjeune avec un proche, qui raconte un coup de fil édifiant aux journalistes.

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À peine attablé, Buisson reçoit un coup de téléphone. "Allo ?"… "Tu me fais chier, je suis en train de déjeuner !" Vlan ! Buisson raccroche. À son compagnon de table qui le regarde médusé, il lance, détaché : "C’est Sarko, je ne suis pas son valet à ce nabot, il veut que j’aille à Villacoublay" (…) Le convive croit à un coup de bluff de la part du frimeur Buisson. Mais le portable se remet à sonner. Rugissement de Buisson dans l’appareil : "Tu me fais chier !" Il écarte le combiné de son oreille et le tend à notre narrateur. Qu’entend ce dernier ? "Sarkozy qui supplie dans le téléphone !" 

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