Emmanuel Maurel candidat quasi-déclaré au poste de Premier secrétaire du PS

Publié à 11h18, le 24 décembre 2014 , Modifié à 11h27, le 24 décembre 2014

Emmanuel Maurel candidat quasi-déclaré au poste de Premier secrétaire du PS
Emmanuel Maurel, le 18 août 2011 © PATRICK KOVARIK / AFP

"Demain, c’est loin", disait le poète. Mais contrairement aux maîtres du hip-hop (dont certains ont l’oreille de l’Élysée ces temps-ci), les ambitieux, eux, préparent l’avenir. Ainsi de l’eurodéputé Emmanuel Maurel, qui se livre à une quasi-déclaration de candidature pour le prochain congrès du Parti socialiste ce mercredi 24 décembre.

Invité de la matinale d’i-Télé, le leader du courant "Maintenant la gauche" plaide pour un "congrès de clarification" en juin 2015. Alors que l’aile gauche du PS est encore divisée entre diverses chapelles rebelles, sans parler des frondeurs, Emmanuel Maurel semble suggérer une candidature unitaire face à Jean-Christophe Cambadélis, l'actuel patron candidat à sa succession :

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Il y aura de toute façon une motion de celles et ceux qui contestent le bien-fondé de la politique économique du gouvernement.

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Qui de lui ou de Benoît Hamon, l’autre pilier de l’aile gauche rue de Solférino, serait le mieux à même de l’incarner ? Réponse sans ambiguïté (et sans fausse-modestie) de celui qui avait déjà concouru en 2012, récoltant près de 30% des voix face à Harlem Désir :

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Eh bien, je ne suis pas le plus mal placé. J’étais déjà candidat la dernière fois (…). J’ai fait un très bon score. Ça fait deux ans et demi que je travaille en cohérence et en clarté par rapport aux militants.

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Si ce n’est pas une offre de service, ça y ressemble très fort. À noter, cette allusion explicite à Benoît Hamon, au gouvernement pendant "deux ans et demi", lui, et donc présenté en creux comme un résistant de la dernière heure. L’intéressé, qui se positionne aussi pour le congrès et soigne son profil de gauche, appréciera.

Benoît Hamon va-t-il accélérer le mouvement en réaction ? Pour l’instant, l’ancien ministre de l’Éducation nationale reste prudent. Interrogé le 14 décembre par le JDD sur l’éventualité d’une candidature, il avait répondu : "Si je peux être celui qui agrège une majorité de socialistes, j’en serais heureux, mais aujourd’hui, je ne le sais pas encore".

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