Entre Manuel Valls et les frondeurs, le dialogue de sourds

Publié à 07h54, le 12 mars 2015 , Modifié à 08h00, le 12 mars 2015

Entre Manuel Valls et les frondeurs, le dialogue de sourds
© images AFP

TOI D'ABORD ! NON, TOI ... - Si François Hollande a rencontré une délégation de "frondeurs" mercredi 11 mars - une démarche très peu appréciée côté députés loyalistes - Manuel Valls ne veut pas, quant à lui, donner trop d'importance à ce rendez-vous. Chose amusante, ce 12 mars, Le Figaro fait dialoguer Premier ministre et représentant des frondeurs par articles interposés. Et visiblement, chacun attend de l'autre un signe.

Colonne de gauche, un Manuel Valls banalisant cette rencontre à coup de "c'est eux qui sont demandeurs, ce n'est pas une initiative du président". Surtout, le chef du gouvernement réaffirme qu'il ne changera rien à sa politique et en appelle à la "responsabilité" de ces députés socialistes rebelles :

La règle du jeu est claire. C'est un appel à la responsabilité. A leur responsabilité. (...)



Ils savent qu'en tout état de cause il n'y aura ni changement de ligne politique, ni changement de Premier ministre. C'est donc à eux de dire comment nous pourrons continuer à vivre ensemble jusqu'en 2017 ; pas à moi.

Colonne de droite, un de ces frondeurs, Laurent Baumel, renvoie lui-aussi la balle à l'adversaire. S'il précise que le départ de Manuel Valls n'est pas un préalable au dialogue, il lui demande d'avancer ses pions le premier :

On ne demande pas un virage à 180° mais une inflexion sérieuse. C'est à Manuel Valls de voir s'il peut la mettre en œuvre.



Est-il viscéralement attaché à la politique sociale-libérale qu'il mène ou est-il prêt à ces changements pour revenir à la ligne du Bourget ?

 

Visiblement, c'est avec Manuel Valls, et non François Hollande, qu'un apéro-rencontre s'impose pour les frondeurs.

Du rab sur le Lab

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