Faible taux d'assiduité au Parlement européen : les explications de Marielle de Sarnez dans les 140 secondes du Lab

Publié à 17h43, le 17 octobre 2014 , Modifié à 17h48, le 17 octobre 2014

Faible taux d'assiduité au Parlement européen : les explications de Marielle de Sarnez dans les 140 secondes du Lab
Marielle de Sarnez dans PolitiqueS le 18 octobre 2014. © images LCP

LES 140 SECONDES DU LAB - Après Jean-Pierre Chevènement la semaine précédente, Marielle de Sarnez est l'invitée de PolitiqueS de Serge Moati sur LCP le 18 octobre. Elle est notamment revenue pour les 140 secondes du Lab sur un classement établi par Transparency international concernant le taux d'assiduité des eurodéputés depuis leur rentrée au Parlement en juillet. Selon ce classement, l'élue MoDem présente un taux de présence de 16% seulement.

[Voici l'intégralité des 140 secondes du Lab]



D'autres eurodéputés, comme Guy Verhofstadt, ex-candidat à la présidence de la Commission européenne, ou Martin Schulz, devenu président du Parlement européen, présentent des taux d'assiduité similaires. D'autres encore pointent à 100% comme l'UMP Françoise Grossetête ou le très controversé Jérôme Lavrilleux.

Surprise par ce chiffre, Marielle de Sarnez assure dans un premier temps sur LCP qu'elle a toujours été présente au Parlement depuis sa réélection et "suppose" qu'il s'agit d'une étude incomplète :

Non il est de 100% [le taux d'assiduité, ndlr], j'étais présente à toutes les plénières depuis que j'ai été réélue. Je suppose que c'est un calcul sur trois mois pour toute une année.



Mais je suis très présente parce que c'est un mandat pour moi important, que je m'y investis beaucoup, que je suis en commission parlementaire, que je suis en session, en séance, et que c'est un mandat que j'aime car j'aime et je défends l'idée européenne.

Après vérification, et hors plateau, l'eurodéputée réaffirme son assiduité tout en concédant avoir pu être absente pour certains votes. Surtout, elle souligne un "biais dans l'indicateur" de Transparency international qui ne se base que sur les dernières plénières, soit trois sessions de quatre jours chacune, comportant peu de votes. Une absence peut ainsi prendre des proportions énormes en pourcentages.

Contacté par le Lab, Transparency international explique baser son étude sur les votes par voix  nominalesdes sessions plénières depuis juillet - soit 82 votes - et précise que les taux seront "mis à jour à chaque nouvelle session" :

Il y a eu peu de votes cet été. Et une journée a concentré une trentaine de votes sur 82 ... il suffisait d'être absent ce jour-là pour faire beaucoup baisser son taux.



Mais ces résultats vont devenir  de plus en plus représentatifs au fil du temps.

De fait, si l'on se penche sur le détail des votes comme le fait Votewatch.eu (qui obtient les mêmes résultats que Transparency international), Marielle de Sarnez a manqué la journée du 17 juillet où 34 votes ont été organisés ainsi que celle du 18 septembre durant laquelle 35 votes ont eu lieu. Sur 82 votes, on obtient les 16% d'assiduité.

Marielle de Sarnez promet de parvenir à son score habituel de présence au fil du temps, 82% selon les calculs de Votewatch sur la période 2009-2014. Transparency international aimerait de son côté pouvoir, afin d'être plus complet, prendre en compte les votes en commissions, chose impossible à automatiser pour le moment, "mais on y travaille".



>> Dans les 140 secondes du Lab, Marielle de Sarnez affirme également son opposition à la pénalisation du client de personnes prostituées et lance un appel à l'Europe pour aider l'Afrique à lutter contre le virus Ebola.

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