La leçon de Royal à Hidalgo sur l’écologie à Paris : "beaucoup d’annonces et pas beaucoup de changements"

Publié à 17h08, le 19 mars 2015 , Modifié à 17h34, le 19 mars 2015

La leçon de Royal à Hidalgo sur l’écologie à Paris : "beaucoup d’annonces et pas beaucoup de changements"
Anne Hidalgo et Ségolène Royal © Montage AFP / Le Lab

Entre Ségolène Royal et Anne Hidalgo, l’air devient carrément irrespirable. En guise de réponse à la mairie de Paris, qui a réclamé au gouvernement la possibilité d’instaurer la circulation alternée vendredi dans la capitale pour faire face à un pic de pollution, la ministre de l’Ecologie a adressé une formule bien peu diplomatique.

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale ce jeudi 19 mars, Ségolène Royal a expliqué que l’exécutif "ferait le point dans la journée" sur les mesures à prendre. Tout en renvoyant la balle dans le camp de l’Hôtel de ville :

Il ne faut pas prendre de décision intempestive (…). Nous prendrons les décisions qui s’imposent si nous devons protéger la santé publique. C’est vrai qu’il faut que la ville de Paris agisse de façon beaucoup plus déterminée. Parce qu’il y a beaucoup d’annonces et on ne voit pas beaucoup de changements.

Un moment capté par les caméras de LCP :



Anne Hidalgo, qui a fait adopter en février un plan antipollution aux mesures drastiques mais assez progressives dans le temps, appréciera cet hommage à son action municipale.

L'ambiance est électrique ces derniers jours entre la maire de Paris et l'ex-candidate à la présidentielle.

La première a notamment fait savoir dans la presse que la seconde souhaitait faire jouer le tournoi de Roland-Garros sur gazon. Une proposition sportivement absurde, propre à ridiculiser son auteur et d'ailleurs démentie dans la foulée par Ségolène Royal.

Comme elle l'a expliqué au Lab, la ministre de l'Ecologie souhaitait en fait créer un terrain de terre battue au Stade Jean Bouin le temps des Internationaux de France. Une alternative au projet d'extension du stade accueillant Roland-Garros à Auteuil, sur lequel s'opposent Ségolène Royal et Anne Hidalgo. À l'avantage de la première, pour l'instant.

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