Le débat parlementaire sur la loi Macron rallongé

Publié à 13h31, le 03 février 2015 , Modifié à 12h14, le 04 février 2015

Le débat parlementaire sur la loi Macron rallongé
Emmanuel Macron © AFP / FRED DUFOUR

QUAND Y'EN A PLUS, Y'EN A ENCORE - Les débats parlementaires sont parfois longs. Très longs. C'est le cas pour la loi Macron : prévue pour durer deux semaines, la discussion en séance sur le texte pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances va finalement être prolongée, comme l'affirmait Libération lundi 2 février. 

Selon les informations du Lab, la décision de repousser le vote solennel de la loi a été prise collectivement, à l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale qui se tenait ce mardi 3 février. Les députés siégeront donc  vendredi 6,  ainsi que lundi 9, jeudi 12 dans la soirée et vendredi 13 selon l'évolution des débats. Emmanuel Macron en avait fait la "demande express" auprès de Claude Bartolone, d'après Libération. Le vote solennel sur l'ensemble du texte de loi, initialement prévu pour le 10 février, a été repoussé au 17.

Déjà conséquent avant d'être examiné en commission spéciale, le texte porté par le ministre de l'Économie était sorti de cette étape encore densifié (208 articles). Et après un peu plus d'une semaine de débat dans l'hémicycle, les députés entament seulement l'examen de l'article 13 de cette loi. 

Auprès de Libération, Emmanuel Macron reconnaissait lundi prendre son temps lors de ses réponses aux députés, lui qui siégera tout au long de l'examen de sa loi. Il expliquait, "tout sourire" :

Je ne lis pas mes fiches techniques comme tout le monde. On a besoin d’aller au fond. Répondre à tous pour convaincre. C’est les Curiaces ça, il faut aller au feu.

Ce qui, fatalement, ralentit un peu les choses. De leur côté, les élus ne peuvent pas se permettre de telles digressions, étant contraints par les 50 heures de temps de parole qui leur est accordé au titre de la procédure du temps législatif programmé, mise en oeuvre à la demande de la majorité socialiste.

À titre d'exemple, l'examen de la loi sur le mariage pour tous avait duré onze jours en première lecture à l'Assemblée nationale.

Du rab sur le Lab

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