Pénalités de Nicolas Sarkozy : Jean-François Copé mis en examen pour "abus de confiance"

Publié à 14h47, le 03 février 2015 , Modifié à 16h37, le 03 février 2015

Pénalités de Nicolas Sarkozy : Jean-François Copé mis en examen pour "abus de confiance"
Jean-François Copé © Kenzo Tribouillard / AFP

Jean-François Copé a été mis en examen pour "abus de confiance" dans l'enquête sur le paiement par son parti des pénalités qui avaient été infligées à Nicolas Sarkozy après la présidentielle de 2012, a indiqué à l'AFP une source judiciaire, mardi 3 février. Une information confirmée à la presse par les avocats du député-maire de Meaux peu après 14h30.

Ce qui ne l'a toutefois pas empêché de tenir sa place lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, en début d'après-midi.

L'ancien président de l'UMP était entendu ce mardi matin par les juges du pôle financier du parquet de Paris chargés de cette enquête. Le Conseil constitutionnel avait rejeté les comptes de campagne de l'ancien chef de l'État pour la dernière présidentielle, en raison d'un dépassement du plafond de dépenses autorisées (363.615 euros au-dessus du plafond de 22,5 millions d'euros).

Privé du remboursement de plus de 10 millions d'euros, le parti d'opposition avait alors dû lancer le fameux "Sarkothon", faisant appel aux dons des militants pour renflouer ses caisses. 

L'ex-président de la République s'était également vu infliger des pénalités du même montant, qui avaient en réalité été prises en charge par l'UMP. Début décembre, celui qui était entre temps redevenu président de sa formation politique avait finalement remboursé cette somme de sa poche. Ce qui avait suscité l'interrogation de Jean-Christophe Cambadélis, notamment. 

Jean-François Copé "a pleinement assumé la prise en charge par l'UMP des conséquences financières de la décision du Conseil constitutionnel à la suite du Sarkothon", a déclaré Me Hervé Temime, l'un de ses défenseurs. Avant d'ajouter :

"

Nous sommes en parfait désaccord avec les magistrats instructeurs (sur le fait) que le paiement de ces sommes constitueraient un abus de confiance.

"

Il s'agit de la seconde mise en examen dans ce dossier, après celle en décembre de l'ex-trésorière de l'UMP Catherine Vautrin, également pour "abus de confiance".

[Edit 15h25]

Cette mise en examen du prédécesseur de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP a en tous cas bien fait rigoler certains responsables politiques. Le député PS Olivier Veran a ainsi ironisé sur l'expression favorite de Jean-François Copé, continuellement "profondément choqué" :

Avant d'ajouter un second tweet, pour lequel nous proposons deux explications : un simple calembour sur les mots "examen" et "diplôme", ou bien une référence aux derniers événements de la vie de Nabilla

Mehdi Ouraoui, membre du conseil national du PS, a quant à lui choisi de rebondir sur l'actualité du jour et le "ni-ni" de l'UMP pour le second tour de l'élection législative partielle dans le Doubs, qui opposera la frontiste Sophie Montel au socialiste Frédéric Barbier, dimanche prochain :

Le communiste Ian Brossat, adjoint d'Anne Hidalgo en charge du Logement à la mairie de Paris, a préféré rappeler la célèbre sortie de Jean-François Copé sur les "pains au chocolat" :

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