Le député UMP Guy Geoffroy dénonce la "fatwa" menée contre Jacques Toubon

Publié à 16h45, le 19 juin 2014 , Modifié à 16h45, le 19 juin 2014

Le député UMP Guy Geoffroy dénonce la "fatwa" menée contre Jacques Toubon
Le député UMP Guy Geoffroy © MaxPPP

On l’a vu, la nomination de Jacques Toubon comme Défenseur des droitss'annonce compliquée. Mais l’ancien ministre de Jacques Chirac peut quand même compter sur quelques soutiens, et pas seulement Manuel Valls ou Jean-Marie Le Guen

Guy Geoffroy, rapporteur UMP de cette proposition de nomination, fait ainsi part de sa colère concernant la campagne menée contre Jacques Toubon. Mercredi 18 juin, sur Europe 1, Caroline Roux précisait que le député de Seine-et-Marne avait été missionné pour passer la carrière de Jacques Toubon au scanner. Dans Le Monde, jeudi 20 juin, ce même Guy Geoffroy dénonce une "fatwa médiocre" lancée contre celui qu’il présente en ces termes :

[C’est] un homme avec un grand sens de l'État et de l'intérêt général, ministre à plusieurs reprises, épris de culture et de justice, parlementaire actif qui a tout à fait les qualités pour le poste.

Alors évidemment, à gauche, et notamment au sein de la commission des lois qui doit valider début juillet la nomination de Jacques Toubon, l’ambiance est différente. C’est ce que précise Philippe Doucet, député PS du Val d’Oise, toujours dans Le Monde :

Que le chef de l'Etat ait voulu nommer une personnalité de droite, c'est normal, mais il aurait dû chercher sa Simone Veil. Toubon c'est trop lourd… Il ne faut pas être grand clerc pour dire que peu de députés de gauche sont emballés par cette nomination.

Ils ne sont pas emballés mais les députés PS ne pourront pas, à eux-seuls, empêcher la nomination de Jacques Toubon. 3/5e des voix de la commission des lois sont nécessaires pour bloquer cette nomination. Il faudrait donc à la gauche les voix de l’UMP – ce qu'elle n'aura certainement pas. 

De son côté, Jean-Jacques Urvoas, le président de la commission des lois du Palais Bourbon, s’apprête, si nécessaire, à demander à Jacques Toubon de se retirer de lui-même. "Si je sens que le dossier n’est pas bon, si je me rend compte que ça ne va pas passer, confie-t-il. J’irai demander à Jacques Toubon de décliner la proposition."

Du rab sur le Lab

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