Le député affilié FN Gilbert Collard défend les crèches de Noël dans les mairies en se référant à la Terreur

Publié à 09h12, le 05 décembre 2014 , Modifié à 10h31, le 05 décembre 2014

Le député affilié FN Gilbert Collard défend les crèches de Noël dans les mairies en se référant à la Terreur
Gilbert Collard © REUTERS/Charles Platiau

Le préfet de l'Hérault a demandé au maire de Béziers Robert Ménard de "reconsidérer" son projet de crèche de Noël installé dans le hall de l'hôtel de ville. Une demande à laquelle le premier édile répond pour l'instant par la négative.

Robert Ménard a trouvé un soutien de poids en la personne de Gilbert Collard, élu comme lui avec le soutien du Front national. Invité de France Info ce vendredi 5 décembre, le député du Gard s'aligne sur la position du maire de Béziers – et critique celle du préfet de l'Hérault, un préfet qui, selon le parlementaire, devrait être "démonté".

Gilbert Collard défend "l'expression culturelle d'une religion qui est installée en France depuis Clovis". L'élu en a "marre" de voir "les atteintes permanentes contre les structures de notre histoire".

Et pour étayer ses propos, le député affilié FN décide de prendre une référence historique. Il dit :

Il n'y a qu'une période en France où on a supprimé les crèches. C'était quand selon vous ? C'était sous la Terreur. Je crois qu'il faudrait quand même arrêter de nous emmerder dans ce qui constitue nos traditions.

La Terreur est une période de la révolution française marqué par la domination des Montagnards et au cours de laquelle ont - notamment - été prises de grandes mesures anti-religisieuses. 

Comme l'UMP Bruno Retailleau mercredi 3 décembre, Gilbert Collard défend la crèche de Noël en parlant aussi de l'islam. "Quand la mairie de Paris organise un grand rendez-vous pour la rupture du jeûne, quand monsieur Valls se rend dans une mosquée pour la même rupture du jeûne, quand on voit dans nos villes des affiches qui célèbrent l'aïd, personne ne s'en émeut. On considère que ça fait partie d'une dimension culturelle respectable qui concerne des populations", jure le député. 

Philippe de Villiers, ancien président de Vendée, avait pour sa part dénoncé une "laïcité totalitaire", soit "une forme de terreur moderne aux conséquences incalculables".

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