Les petits conseils de Jean-Marc Ayrault au gouvernement de François Hollande

Publié à 17h03, le 26 octobre 2014 , Modifié à 17h42, le 26 octobre 2014

Les petits conseils de Jean-Marc Ayrault au gouvernement de François Hollande
Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault et François Hollande à l'Elysée, le 8 avril 2013. (Reuters/Bertrand Langlois)

ECOUTEZ LE DARON - Manuel Valls a hystérisé la semaine politique avec son interview dans L'Obs, où il propose de changer le nom du Parti socialiste ("une faute", selon le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone) et regrette que le PS n'ait pas tendu la main à François Bayrou.

Du coup, même Jean-Marc Ayrault y va de son petit conseil. Il confie ainsi ce 26 octobre au Journal du Dimanche :

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Il faut garder son sang-froid, ses nerfs, le dire et le faire.

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L'ancien Premier ministre, qui n'a pas digéré de devoir laisser sa place à Manuel Valls, constate :

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On est rentrés dans une phase de nervosité, d'accélération du calendrier où se mêlent présidentielle, primaire, parti alors que nous ne sommes qu'à mi-mandat, c'est inquiétant de penser ainsi à l'après sans se concentrer pour réussir maintenant.

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Et d'apporter un conseil qu'on lui avait d'ailleurs prodigué en son temps :

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Il y a une pédagogie de la réforme qui n'est pas faite. Il faut un cap, une pédagogie, une cohérence. Il ne faut pas faire des économies pour faire des économies, pas réformer pour réformer, mais assumer nos décisions et en expliquer le sens.

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Les prises de positions de Manuel Valls ont en effet provoqué un véritable "épisode de guerre civile" (l'expression est de François Bayrou) au sein du Parti socialiste. En privé, toujours selon le JDD de ce dimanche, l'actuel Premier ministre assume :

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On ne peut être dans la synthèse permanente. Si la synthèse, c'est l'illisibilité et la godille, ça ne marche pas.

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Malgré l'opposition de nombreux représentants de la gauche, frondeurs ou pas, et de la majorité de l'opinion, Manuel Valls assure à ses proches être soutenu par François Hollande, notamment vis-à-vis du centre :

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J'ai passé l'interview au président de la République. Il a apporté des correction, mais n'a pas corrigé la maison commune et n'a rien dit sur Bayrou. Sur le fond, il partage mes analyses.

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