Valls n'a "pas très bien compris le sens du retour" de Sarkozy et l'accuse d'être en quête de "revanche"

Publié à 21h13, le 07 décembre 2014 , Modifié à 21h17, le 07 décembre 2014

Valls n'a "pas très bien compris le sens du retour" de Sarkozy et l'accuse d'être en quête de "revanche"
© Capture d'écran France 2

C'était son sixième JT depuis son arrivée à Matignon. Manuel Valls était sur le plateau de France 2, dimanche 7 décembre. Comme une réponse à Nicolas Sarkozy, lui aussi interviewé par Laurent Delahousse au lendemain de l'annonce de son retour en politique. Et le Premier ministre n'a évidemment pas coupé aux questions sur la réélection de l'ancien chef de l'État à la présidence de l'UMP.

S'il a refusé de "commenter son retour en tant que tel", il a tout de même dit n'avoir "pas très bien compris le sens de son retour", l'accusant d'être uniquement "mû" par l'idée de "revanche" :

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Nous n'avons pas très bien compris le sens de son retour et j'ai le sentiment qu'il est mû par une seule idée : la revanche. La revanche contre le président de la République, on peut le comprendre : il a perdu l'élection en 2012. A l'égard de ses amis peut-être. Mais j'ai surtout le sentiment qu'il s'agit une revanche à l'égard des Français. On ne peut pas préparer l'avenir d'un pays comme la France uniquement avec ce sentiment de revanche.

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Alors bien sûr, il "respecte l'ancien président de la République". Le respect, Manuel Valls trouve d'ailleurs que la politique actuelle en manque cruellement. Plus loin dans l'interview, il explique en effet en être "malheureux" : 

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Je suis respectueux de tous. [...] Il n'y a pas suffisamment de respect, je suis malheureux d'un certain nombre de débats sur vos plateaux ou à l'Assemblée nationale. 

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[Bonus Track] "Je ne suis pas un déserteur"

Le Premier ministre a profité de ce JT pour réaffirmer sa volonté de mener la politique gouvernementale jusqu'au terme du mandat de François Hollande, alors que certaines rumeurs font état de son prochain départ de Matignon :

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Je suis là pour assumer ces responsabilités jusqu'à la fin du quinquennat, c'est ce que nous avons convenu avec le président de la République. Je ne suis pas un déserteur.

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"Convenu avec le président de la république" : une phrase qui tranche avec les "je décide, il exécute" ou les "collaborateur" signés Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy en leur temps. Des phrases que Manuel Valls "n'aime pas" car elles ne "correspondent pas à la réalité". Voici comment il présente sa relation avec François Hollande :

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C'est ensemble que nous décidons de l'essentiel...

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