Marine Le Pen "prête à parier" que Mehdi Nemmouche, Français suspecté de la tuerie au Musée juif de Belgique, est "binational"

Publié à 08h58, le 02 juin 2014 , Modifié à 09h16, le 02 juin 2014

Marine Le Pen "prête à parier" que Mehdi Nemmouche, Français suspecté de la tuerie au Musée juif de Belgique, est "binational"
© Maxppp

L'homme suspecté d'être l'auteur de la tuerie qui a fait 4 morts au Musée juif de Belgique le 24 mai s'appelle Mehdi Nemmouche et a été placé en garde à vue. Français, né en 1985 à Roubaix, il se serait radicalisé en prison avant de partir en Syrie. Mais pour Marine Le Pen, le suspect est à n'en pas douter "binational" et pourrait, si le Front national était au pouvoir, se voir appliquer la déchéance de nationalité préconisée par son parti.

Invitée de France Info ce 2 juin, la présidente du FN développe ainsi ses solutions pour lutter contre ce type de phénomène. Lorsqu'elle évoque la déchéance de nationalité, le journaliste lui fait remarquer que, selon les informations disponibles sur Mehdi Nemmouche, ce dernier est bel et bien Français. Mais Marine Le Pen ne voit pas les choses de la même façon :

Oui ! Bien sûr ! Nan mais écoutez … qu’est ce que vous en savez qu’il n’était pas binational ? Eh bien moi je suis prêt (sic) à parier ! Je suis prêt à parier !

Marine Le Pen ajoute qu'il faut "mettre fin à l'immigration massive" à l'origine selon elle du "développement du fondamentalisme islamiste dans notre pays". Car, non, "le fondamentalisme islamiste ne pousse pas dans les prairies normandes" :

Il faudra mettre fin à l’immigration massive car le développement du fondamentalisme islamiste dans notre pays a suivi exactement la courbe de l’immigration de masse.



Je sais, il est Français, vous allez me le répéter 4 fois ... mais il n’en demeure pas moins que le fondamentalisme islamique, il ne pousse pas dans les prairies normandes. Vous voyez ? Voilà. A un moment donné, il est importé sur le territoire.

Lors d'un meeting à Marseille le 20 mai, son père, Jean-Marie Le Pen, avait également lancé une lourde charge contre l'immigration massive qui, selon lui, "risque de produire un véritable remplacement des populations". C'est lors de cette soirée que l'eurodéputé avait estimé que "Monsieur Ebola" pouvait "régler ça en trois mois".

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