Marion Maréchal-Le Pen fait connaître ses "petites divergences" au sein du FN

Publié à 09h44, le 18 novembre 2014 , Modifié à 12h05, le 19 novembre 2014

Marion Maréchal-Le Pen fait connaître ses "petites divergences" au sein du FN
Marion Maréchal-Le Pen sur BFMTV le 18 novembre 2014. © BFMTV

ÉMANCIPATION - Marion Maréchal-Le Pen prend de l'assurance au Front national, et cela s'entend. Invitée de BFMTV ce 18 novembre, la benjamine de l'Assemblée a fait entendre sa propre musique sur différents sujets, jusqu'à reconnaitre des "petites divergences" avec Florian Philippot.

#Maxence Buttey

Comme le Lab le racontait ici, la réintégration de Maxence Buttey, ce jeune élu converti à l'islam et accusé de prosélytisme, a divisé le FN. Marion Maréchal-Le Pen en fait clairement état ce mardi en se disant opposée à cette décision :

- Jean-Jacques Bourdin : Vous approuvez sa réintégration ?



- Marion Maréchal-Le Pen : Non, et d'ailleurs je pense que je ne suis pas la seule à m'être rendu compte qu'il s'était bien moqué de nous puisque trois heures après sa réintégration il est allé courir sur le plateau de Canal +  pour expliquer pourquoi il s'était converti, et pourquoi l'islam était merveilleux et en cohérence avec le Front national.

La députée imagine que "ce qui a pu motiver cette décision - et c'est compréhensible - c’est qu’on n’a pas voulu envoyer un mauvais signal à nos électeurs notamment musulmans". Elle demande néanmoins qu'il soit suspendu de ses fonctions au sein du Front national car "il est actuellement responsable de circonscription".

La réintégration de Maxence Buttey a notamment été défendue par Florian Philippot. Le numéro 2 du FN avec lequel Marion Maréchal-Le Pen cache de moins en moins ses désaccords.

#Florian Philippot

Jusque-là, la députée n'avait pas étalé face caméra ses divergences avec le vice-président du parti. Elle en reconnait quelques unes ce mardi matin sur BFMTV, tout en affirmant qu'il n'y a aucune "contradiction" entre eux :

Moi je les assume parfaitement [les divergences, ndlr] ! Mais ce que je veux dire c’est qu’il n’y a pas de contradiction. (…) Je ne suis pas plus libérale que lui, je suis peut-être moins interventionniste que lui. Mais on n’a peut-être pas tout à fait les mêmes analyses des sujets en fonction de l’actualité, c’est tout !



Ce ne sont pas des courants. Il y a des petites divergences au cas par cas en fonction des sujets de l’actualité.

#La sortie de l'euro

"On dit que vous n'êtes pas trop favorable à la sortie de l'euro", lui fait remarquer son intervieweur. Là encore, l'élue FN reconnait des interrogations sur ce sujet et soutient la ligne du parti avec précaution :

Heuu ... non non franchement, je pense que la question de la monnaie nationale est extrêmement importante. Le seul moment, c'est qu'à une époque je me suis posée la question de la monnaie unique ou de la monnaie commune [monnaie partagée par plusieurs États mais qui ne remplace pas les monnaies nationales, ndlr], voilà. Je ne suis pas une spécialiste sur la question monétaire mais je pense que le FN a tout à fait raison de se pencher sur la question de cet euroqui est une monnaie inadaptée

BONUS TRACK

Elle ne sera pas candidate aux régionales si Jean-Marie Le Pen y va. Marion Maréchal-Le Pen l'affirme ce mardi :

Ce que j’ai dit à Jean-Marie Le Pen c’est que s’il souhaitait être candidat, je ne maintiendrais pas ma candidature.

Elle-même "n'exclut pas" de se présenter si son grand-père n'y va pas. Et promet :

S’il s’avère que nous gagnons, je ne garderai pas mon mandat de député.

[Edit mercredi 19 novembre à 12h]

Et la question semble finalement réglée. Jean-Marie Le Pen a en effet expliqué à Marsactu, dans la foulée de l'intervention de sa petite fille, qu'il se voyait en toute "logique" prendre la tête de liste du FN en PACA :

La question n'a pas encore été posée mais il me paraît logique que je sois la tête de liste. Je crois que je suis la meilleure locomotive pour ces élections régionales.

Du rab sur le Lab

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