Multiplex du dimanche soir 100% PS : Jean-Yves Le Drian, Ségolène Royal, Claude Bartolone et Christian Eckert

Publié à 17h45, le 12 octobre 2014 , Modifié à 20h42, le 12 octobre 2014

Multiplex du dimanche soir 100% PS : Jean-Yves Le Drian, Ségolène Royal, Claude Bartolone et Christian Eckert
Claude Bartolone, Ségolène Royal, Christian Eckert et Jean-Yves Le Drian. © Montage via Reuters.

MULTIPLEX POLITIQUE – Qui dit dimanche, dit interviews politiques. Au menu des entretiens dominicaux de ce dimanche 12 octobre, un multiplex 100% PS avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans C Politique, sur France 5, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone dans BFM Politique, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal dans Tous politiques sur France Inter et le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, dans le Grand Jury sur RTL.

Comme chaque dimanche, le Lab se plie en quatre pour suivre ces différentes interviews et vous propose ses "morceaux choisis" au fur et à mesure de la soirée.

>> Jean-Yves Le Drian, C Politique, France 5



 

#ASSURANCE-CHOMAGE

La sortie d'Emmanuel Macron sur une réforme de l'assurance-chômage a fait débat. A gauche notamment où plusieurs socialistes se sont élevés contre les propos du ministre de l'Economie. Pour Jean-Yves Le Drian, proche de François Hollande et ministre de la Défense, ce sujet n'est pas tabou. Ce n'est qu'une question de calendrier malheureux, "responsabilité du chef de l'Etat".

C’est un problème de calendrier. (...) Il faudra poser la question du problème du déficit de l’assurance-chômage. Il y aune réalité que je constate, les partenaires sociaux aussi donc mettons nous autour de la table. Il faut poser le problème.

Et d'ajouter :

Il constate ce que chacun constate: c'est que le régime de l'assurance chômage est en déficit de 4 milliards d'euros. Ce n'est pas une situation satisfaisante, donc il faut essayer d'y remédier.

#MINISTRE DE LA BRETAGNE

Il est ministre de la Défense mais garde un oeil plus qu'attentif sur la région qu'il a présidé, la Bretagne. Au point d'avoir deux conseillers dédiés aux affaires bretonnes et de s'impliquer dans l'équipe cycliste bretonne sur le Tour de France. Dans un reportage que lui consacre France 5, depuis Washington, Jean-Yves Le Drian révèle qu'il suit attentivement la presse bretonne.

Je lis le Télégramme et Ouest France tous les matins. Ca permet de se pencher sur la vie quotidienne de la Bretagne.

>> Claude Bartolone, BFM Politique, BFM TV


#MACRON

Claude Bartolone n'a pas voulu entrer dans le fond sur la question de la réforme de l'assurance-chômage. En revanche, sur la forme, le président de l'Assemblée déplore des "phrases mal ajustées" de la part d'Emmanuel Macron. Une erreur de jeunesse, selon lui.

Il a eu deux phrases mal ajustées. Quand on fait une interview, il y a parfois une phrase de trop. Mais c’est pour la forme. Ça arrive aussi à des vieux briscards. 

#REGRETS

En juillet 2013, Delphine Batho, alors ministre de l’Ecologie, se faisait démissionner du gouvernement. Ce que regrette aujourd’hui Claude Bartolone alors que la députée des Deux-Sèvres publie un livre au vitriol contre François Hollande qu'elle n'imagine pas être "en situation" de l'emporter en 2017. Et le président de l'Assemblée de lancer, ne sachant s'il vise le chef de l'Etat ou son Premier ministre d'alors, Jean-Marc Ayrault : 

Delphine est une personnalité et elle a du caractère. Elle est partie du gouvernement et elle a été chassée du gouvernement dans des conditions inacceptables et injustes compte tenu du travail qu’elle faisait.

"Je pense que François Hollande sera de nouveau candidat à l’élection présidentielle", poursuit l’ancien compagnon de tandem de Martine Aubry, prenant le contre-pied de Delphine Batho sur ce sujet.

>> Ségolène Royal, Tous politiques, France Inter

#TIMING

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a appelé à ne pas modifier le système d'assurance chômage en période de crise, tout en affirmant que ce n'était pas l'intention du ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Comme Jean-Yves Le Drian, pour l'ex candidate à la présidentielle, c'est donc une question de calendrier et de timing.

L'assurance chômage est un acquis social et ce n'est pas en période de crise qu'il faut toucher à un acquis comme celui-ci. Il ne faut pas non plus déformer les propos. (...) Je n'ai pas vu dans la prise de parole d'Emmanuel Macron une quelconque intention de réformer l'assurance chômage (...) qui, je le rappelle, relève des négociations entre partenaires sociaux.

#FINITO

La présidentielle, pour Ségolène Royal, c’est fini. "Je ne serai pas candidate, j’envisage la politique autrement", rétorque-t-elle. Nourrit-elle des regrets quant à la présidentielle de 2012 ? Aussi, interrogée sur le fait de savoir si elle aurait fait mieux que son ancien compagnon François Hollande, la ministre de l’Ecologie hésite, rigole et ne répond pas. Une non-réponse révélatrice.

Mais pourquoi toujours opposer les uns aux autres ? Je suis engagée au ministère de l’Ecologie, ça me passionne parce c’est un espace où l’on invente le futur en agissant pour aujourd’hui.

Et même s’il y a une primaire à gauche pour 2017, elle n’en sera pas ?

Je ne crois pas que j’irai. Ce n’est pas dans mes perspectives parce que je suis engagée aujourd’hui dans un chantier majeur. Après, il faut savoir à un moment arrêter la politique mais la continuer sous d’autres formes, arrêter la politique au sens où on se présente à des élections. Ce n’est plus ma perspective. Ce n’est plus mon timing.

"Je pense que quand je ne serai plus ministre, c’est dans ce sens-là, plus associatif, que je m’engagerai", ajoute Ségolène Royal. 

>> Christian Eckert, Le Grand Jury, RTL

#SEUILS SOCIAUX

S’il considère qu’Emmanuel Macron a "soulevé ce débat de façon tout à fait légitime" au sujet d’une réforme de l’assurance-chômage, le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, s’est également exprimé sur un autre sujet polémique à gauche, celui des seuils sociaux. Pour lui, ce débat n’est pas non plus tabou. Aussi, interrogé sur le fait de savoir s’il fallait revoir ces seuils, il explique :

Oui, ça peut être un élément de fluidification, d’encouragement au développement des entreprises pour dépasser des seuils qui peuvent apparaître comme bloquants.

Un sujet sur lequel le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis s’était élevé, en opposition au gouvernement et notamment contre Thierry Mandon, jugeant ce débat "ni urgent ni pertinent".

Du rab sur le Lab

PlusPlus