Nicolas Sarkozy se félicite de son score à la présidence de l'UMP en moquant les 100% de Marine Le Pen

Publié à 20h40, le 30 novembre 2014 , Modifié à 21h06, le 30 novembre 2014

Nicolas Sarkozy se félicite de son score à la présidence de l'UMP en moquant les 100% de Marine Le Pen
Nicolas Sarkozy © Captures d'écran TF1

Le nouveau président de l'UMP était l'invité ce dimanche 30 novembre du JT de TF1. Une information somme toute banale pour un journal dominical sauf que le successeur de Jean-François Copé s'appelle depuis samedi 29 novembre Nicolas Sarkozy.

L'ex-chef de l'État a recueilli 64,5% des suffrages, un score critiqué par certains opposants comme Jean-Christophe Cambadélis ou Marine Le Pen qui ont tous deux estimé que le président de l'UMP a été "mal élu". Un argument que Nicolas Sarkozy balaie d'un revers de la main en évoquant justement Marine Le Pen :

Certes je n'ai pas fait 100% comme madame Le Pen. J'ai appris qu'il y avait 17 personnes qui s'étaient abstenues. Quelle curieuse conception des élections. Un candidat, pas d'opposant : c'est plus facile de gagner les élections.

D'accord, Nicolas Sarkozy a fait *un peu*moins que Marine Le Pen. Cela ne l'empêche pas de s'enorgueillir de sa victoire. Il le fait en notant que les adhérents avaient voté "en masse" et en rendant hommage à Bruno Le Maire – dont il rappelle fugacement qu'il a été son ministre – et Hervé Mariton, ces deux challengers pour la présidence de l'UMP. Puis il revient au FN :

Que voudriez-vous ? Un parti politique où l'on se succède de père en fille, de fille en petite-fille, ou il n'y a pas le droit d'avoir d'autres candidats ? Et que quand il y a 17 abstentions, le commentaire énamouré dans les médias, c'est dire 'c'est formidable cette unité'. Non, ce qui est formidable c'est le débat et le rassemblement.

Une allusion au côté dynastie du FN.

Du coup il rassemble, allant même jusqu'à considérer qu'Alain Juppé a eu raison en disant que cette tâche du rassemblement de l'UMP incombait désormais à Nicolas Sarkozy. Il a même juré qu'il aurait pu signer la déclaration de François Fillon, samedi 29 novembre, après l'élection du président de l'UMP. L'ancien Premier ministre avait  joué sa participation en indiquant que "l’union n’est pas la soumission". 

Puis une dernière salve, en direction de Marine Le Pen :

Si elle veut faire de la France le spectacle de son parti, ça fait pas envie. 

[BONUS TRACK] Villepin is back

Les anciens Premiers ministres de droite vont avoir un rôle à jouer dans la nouvelle direction de l'UMP. "Je créerai un comité des anciens Premiers ministres de notre famille politique qui m'aideront dans la conduite de cette formation politique. Dominique de Villepin a accepté d'en faire partie", a annoncé Nicolas Sarkozy. 

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