François de Rugy demande à l'UMP de condamner les propos de Bernard Accoyer qui estime que les Verts ne sont pas "dans le pacte républicain"

Publié à 15h15, le 25 février 2014 , Modifié à 09h49, le 26 février 2014

François de Rugy demande à l'UMP de condamner les propos de Bernard Accoyer qui estime que les Verts ne sont pas "dans le pacte républicain"
François de Rugy (Maxppp)

Alors que le député UMP Bernard Accoyer estime que les Verts sont "en dehors du pacte républicain", François de Rugy, coprésident du groupe Verts à l'Assemblée, demande aux responsables de l'UMP de "se désolidariser et condamner ses propos".

Aux lendemains de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et des remous qu'elle a provoqué dans la majorité, le député UMP estime que Europe Ecologie - Les Verts est "en dehors du pacte républicain", "une mouvance qui conteste tout, qui conteste l'autorité, qui conteste les grands principes autour desquels notre société s'est construite". Et parle de "l'écologie politique totalitaire", qui remet en cause "toutes les connaissances fondamentales de la science". 

Interrogé dans les couloirs de l'Assemblée par la presse, dont le Lab, à l'Assemblée, ce mardi 25 février, François de Rugy indique "avoir pris connaissance de propos extrêmement choquants", et se sentir "insulté". La fonction de président de l'Assemblée nationale "aurait du enseigner à Bernard Accoyer une certaine modération dans ses propos et de garder le sens de la raison" déplore le député écologiste en lançant un appel solennel :

En tant que coprésident de groupe, je proteste très fortement contre ces propos inadmissibles et je demande au président du groupe UMP, Christian Jacob et au président de l'UMP, Jean-François Copé de se désolidariser de ses propos, de les condamner.

"Le débat politique n'a pas besoin de ces invectives inadmissibles", ajoute le député de Loire-Atlantique, assurant que son mouvement politique est composé de "démocrates et de républicains qui n'ont rien à prouver en la matière", même si la manifestation qu'ils soutenaient s'est terminée dans la violence.

Par Ivan Valerio, avec Paul Larrouturou

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