Pascal Cherki exhume un communiqué PS de 2009 condamnant l'intervention de l'armée israélienne à Gaza

Publié à 07h06, le 21 juillet 2014 , Modifié à 07h06, le 21 juillet 2014

Pascal Cherki exhume un communiqué PS de 2009 condamnant l'intervention de l'armée israélienne à Gaza
Pascal Cherki © Maxppp

Il appelle son parti à "revenir aux fondamentaux" face au conflit israélo-palestinien. Et pour se faire, Pascal Cherki, député PS de Paris, habitué à ne pas taire ses critiques à l'encontre du gouvernement de gauche, a exhumé le 20 juillet un communiqué socialiste daté de 2009, qui condamnait à l'époque sans ciller "l'intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas".

Une ligne que devrait de nouveau appliquer son parti aujourd'hui, selon le socialiste :

Dans ce communiqué de 2009, on peut ainsi lire :

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Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d'un Etat palestinien viable et l'assurance de la sécurité pour l'Etat d’Israël, deux Etats qui coexistent et se reconnaissent mutuellement. C'est au regard de cet objectif que le Parti socialiste considère qu'il n'existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique.



Il condamne aujourd’hui fermement l'intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d'Israël qu'il a toujours condamnés. Aujourd'hui, l'offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connait une situation humanitaire effroyable.

"

Le 20 juillet, dans un communiqué, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n'a pas pris parti en demandant simplement à ce que "les armes se taisent au Moyen-Orient".

Les déclarations de François Hollande ont quant à elle été plus flottantes. Dans un premier communiqué le 9 juillet, le Président apporte son soutien au gouvernement israélien en déclarant qu'il lui appartient de "prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces" des tirs de roquettes en provenance de Gaza. Dès le lendemain, un autre communiqué équilibre son discours en témoignant de "son inquiétude concernant la situation à Gaza". Le 14 juillet enfin, lors de son interview télévisée, le chef de l'Etat temporise encore :

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Israël a droit à sa sécurité, Israël peut se défendre s'il est attaqué, et en même temps, Israël doit avoir de la retenue, doit avoir de la réserve par rapport à des actions.

"

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