Pour Marion Maréchal–Le Pen, le président des Jeunes UMP Stéphane Tiki doit "retourner dans son pays" en attendant sa naturalisation

Publié à 20h00, le 11 février 2015 , Modifié à 21h13, le 11 février 2015

Pour Marion Maréchal–Le Pen, le président des Jeunes UMP Stéphane Tiki doit "retourner dans son pays" en attendant sa naturalisation
Marion Maréchal-Le Pen © Capture d'écran Europe 1

Le cas Stéphane Tiki, président des Jeunes Pop' et, selon les révélations du Canard enchaîné, sans-papier, embarrasse un peu l'UMP. Le Front national, ou du moins Marion Maréchal – Le Pen, a un avis très tranché sur la question

Invitée d'Europe 1 ce mercredi 11 janvier, Marion Maréchal–Le Pen a un avis très tranché sur la question. La députée FN du Vaucluse estime bien que Stéphane Tiki "fait partie de ces immigrés qui mériteraient la naturalisation". "Ça semble être un militant politique engagé qui aime la France bien qu'il ait quand même un peu triché avec les institutions", précise la benjamine de l'Assemblée nationale.

Après avoir souligné le côté "gaguesque" de cette situation, la "duplicité un peu inquiétante de ce jeune homme", elle ajoute :

En l'attente de sa naturalisation, que je crois méritée, il est évident que ce jeune homme, aussi impliqué qu'il soit dans la vie politique française, pour l'instant doit retourner dans son pays, le Cameroun. Pour une question de principe, d'application de la loi qui m'apparaît évidente.

Pour Marion Maréchal-Le Pen, Stéphane Tiki doit "au minimum" retourner de lui-même au Cameroun. Sinon, à la loi de s'appliquer. 

[BONUS TRACK] Pas en boite avec Philippot

On a pour habitude de les opposer. Mais non, assure Marion Maréchal-Le Pen, tout va bien avec le vice-président du FN Florian Philippot. Oui, ils ont quelques divergences – elle l'avait déjà reconnu en novembre 2014 – mais pas de contradictions sur les grosses lignes politiques du parti.

Pour autant, pas de familiarités. La députée FN du Vaucluse dit :

Je pense que Florian Philippot est un gros travailleur, qu'il apporte beaucoup de choses au Front national parce qu'il permet d'avoir l'écoute d'un électorat de Français qui n'auraient peut-être pas écouté parce que c'était le Front national. Après, de là à sortir en boîte de nuit avec lui, ce n'est pas le cas, c'est vrai.  

Mais que Florian Philippot ne prenne pas ce refus de sortir en boite de nuit comme une attaque personnelle. "Il n'y a pas de sous-entendu. C'était une blague", jure Marion Maréchal-Le Pen.

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