Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne manque jamais une occasion de critiquer François Hollande

Publié à 16h55, le 19 octobre 2014 , Modifié à 21h01, le 19 octobre 2014

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne manque jamais une occasion de critiquer François Hollande
Jean-Luc Mélenchon sur le plateau d'On n'est pas couché, sur France 2, le 18 octobre 2014. (Capture d'écran France 2)

A POINT OU SAIGNANT ? - Il a affirmé n'avoir "plus envie de dégommer tout le monde avec une batte de baseball". Pourtant, Jean-Luc Mélenchon ne manque jamais une occasion de critiquer François Hollande. Ainsi, la première phrase de son nouveau livre, L'ère du peuple :

Depuis un siècle en France, aucun reniement à gauche n'égale celui de François Hollande en deux ans et demi.

C'est la chroniqueuse Léa Salamé qui cite cette phrase lors de l'émission On n'est pas couché, diffusée samedi 18 octobre, et où Jean-Luc Mélenchon est invité pour assurer la promotion de son livre. 

Avec l'autre chroniqueur, Aymeric Caron, elle interroge alors Jean-Luc Mélenchon : ne serait-il pas obsédé par le président de la République ? Et un peu comme en mars 2013, quand il avait expliqué le pourquoi du comment de ses énervements très contrôlés, Jean-Luc Mélenchon a décrypté ces attaques anti-Hollande.

 

Voir ce passage, isolé par Les Inrocks à partir de la 30e minute

Il évoque "quelques pages de polémiques avec François Hollande dont le but est précisément de mettre en relief l'idée qui suit". Puis, citant sa 4e de couverture :

J'écris pour refuser l'asphyxie de la pensée progressiste dans le règne glauque de François Hollande et de sa bande de copains de promo. Mais aussi pour ne pas étouffer dans la critique de leurs turpitudes.

Puis poursuit en s'adresse à Léa Salamé :

Madame, j'ai écrit 140.000 signes, j'ai parlé de l'éco-socialisme, du nouvel état du temps et de sa propriété. Et vous, de quoi allez vous me parler toute la soirée ? Des quatre premières pages.

Et l'explication de texte :

Vous savez pourquoi on a fait ca ? Je vais vous le dire dans toute sa crudité. Avec mon équipe j'ai dit : "bon, comment on s'y prend ? Si on fait un bouquin théorique, ça va les saouler, on n'aura pas droit à une ligne. Alors on a dit : "Au début on va mettre un peu de viande rouge, parce que ça va les intéresser la viande rouge". Vous avez la viande rouge.

Deux jours auparavant, Jean-Luc Mélenchon avait raconté les coulisses de l'émission sur Facebook. C'est une émission "dévorante", explique-t-il, dont "on ressort épuisé, vidé" :

On met des heures à faire descendre l'adrénaline et on reste sans sommeil une partie de la nuit qui suit. Encore heureux que ma séquence ait été enregistrée la première. Les autres invités ont passé presque quatre heures sur le plateau.

[BONUS TRACK] : Quand la gauche n'était pas écologiste

Plus tôt au cours de l'émission, Jean-Luc Mélenchon a expliqué venir d'une époque où, à gauche, "on était productivistes comme des fous", et que sa conversion aux thèses écologistes était récente (à partir de 12:00 dans la vidéo ci-dessus):

Je suis un homme en mouvement intellectuel, je ressemble à des tas d'autres gens comme moi, j'ai mon âge ! Je ne suis pas né à une époque où, à gauche, on était écologiste. Pardon, c'est l'inverse ! A l'époque, on était productivistes comme des fous. On pensait que plus on produirait plus on pourrait partager et ce serait le bonheur pour tout le monde.

Puis :

Entre temps il s'est passé des choses, et j'ai approfondi ma compréhension lorsque j'ai vu que la crise écologique de l'écosystème humain mettait en cause toute la vie humaine. Tout d'un coup je me suis dit "mais c'est la vérification de tout ce qu'on a dit, nous les gens de gauche : nous sommes donc bien tous semblables puisque nous dépendons d'un écosystème humain unique".

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