L’équipe d’Anne Hidalgo essaye d’imposer un quota de questions sur Paris dans ses interviews

Publié à 17h51, le 04 mars 2014 , Modifié à 17h52, le 04 mars 2014

L’équipe d’Anne Hidalgo essaye d’imposer un quota de questions sur Paris dans ses interviews
Anne Hidalgo. (Reuters)

Ne lui parlez pas de politique nationale. Ou tout du moins pas trop. Dans un article du Monde daté du mercredi 5 mars titré "Anne Hidalgo, une campagne jusqu’au bout de l’ennui", un membre de l’équipe de campagne de la candidate PS à la mairie de Paris confie qu’ils doivent "se battre" pour imposer un quota de questions sur Paris plutôt que sur la politique nationale menée par le gouvernement, lors des passages médias de la candidate.

Candidate de la majorité, Anne Hidalgo a plusieurs fois du répondre de l’action gouvernementale et dû se démarquer du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En septembre 2013, par exemple, invitée de la matinale de BFM TV, face à Jean-Jacques Bourdin, la prétendante socialiste à la succession de Bertrand Delanoë avait insisté pour ne pas être assimilée à la politique fiscale de François Hollande.

Rebelote en octobre, sur RTL, Anne Hidalgo, après avoir critiqué les hausses d’impôts, s’était également opposée à l’augmentation de la TVA dans les transports. Entre autres.

Pour Anne Hidalgo et son équipe, la bataille médiatique est une lutte de tous les instants. Face au déficit de notoriété de la candidate PS, son conseiller chargé de la presse, Hervé Maro, a également dû batailler, et "frapper à la porte" des médias, comme le rapporte Le Monde, pour que sa protégée soit invitée en "réplique" à chaque intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, elle, bénéficie de son passé de ministre et de porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy.

BONUS TRACK : HIDALGO PROMET DE DANSER LE FLAMENCO

D’origine espagnole, Anne Hidalgo a promis, selon Le Monde, à son codirecteur de campagne, Jean-Louis Missika, de danser le flamenco si elle remporte la mairie de Paris le 30 mars prochain. En 2001, confie-t-elle, elle avait "dansé le rock" sur le parvis de l’Hôtel de Ville. A l’époque, c’était pour fêter la première victoire de Bertrand Delanoë.

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