Rachida Dati sur un débat entre candidats à la présidence de l'UMP : "Tout est possible"

Publié à 20h36, le 26 septembre 2014 , Modifié à 17h01, le 17 octobre 2014

Rachida Dati sur un débat entre candidats à la présidence de l'UMP : "Tout est possible"
Rachida Dati laisse la porte ouverte sur la question d'un débat entre Nicolas Sarkozy, Hervé Mariton et Bruno Le Maire pour la présidence de l'UMP © REUTERS/Francois Lenoir

CONTRADICTION MON AMOUR - Il sont trois, mais l'un d'entre eux refuse de débattre avec les deux autres. L'élection pour la présidence de l'UMP risque donc de se décider sans que Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton aient pu discuter de leurs projets respectifs pour leur parti. Le premier d'entre eux a fait savoir, mercredi 24 septembre, qu'il refusait de se plier à un débat public avec ses deux concurrents.

Mais ce vendredi, Rachida Dati rouvre la porte. Interrogée sur le sujet sur BFMTV, l'ancienne ministre de la Justice répond que "tout est possible", posant comme seul critère que l'exercice ne tourne pas à la "lutte fratricide" :

Tout n'est pas à exclure (sic), tout est possible. La seule limite de tout, c'est qu'il n'y ait pas de lutte fratricide. On a vu les dégâts de la bagarre Copé-Fillon.

Une réponse à retrouver dans cette vidéo, isolée par Le Lab :



L'ex-garde des Sceaux estime que "le premier objectif, c'est la présidence de l'UMP". Atteindre cet objectif passe donc, selon elle, par le fait de "respecter les militants", mais aussi "les autres candidats, dont les propositions sont intéressantes et en cohérence avec les attentes de nos militants."

Le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy avait pourtant été on ne peut plus clair sur la question :

[Nicolas Sarkozy] ne participera à aucun débat public avec Bruno Le Maire et Hervé Mariton. [...] Le parti est suffisamment fragilisé.



[...] C'est un débat interne, qui n'a pas vocation à se dérouler devant tous les Français.

L'eurodéputée, qui se présente comme une "sarkozyste canal historique", s'était déjà démarquée du reste des fidèles de l'ancien président de la République le 17 septembre, soit avant l'officialisation du "grand retour". Dans une tribune, elle posait ses conditions pour lui accorder son soutien. Depuis, elle a aussi critiqué le choix de Nicolas Sarkozy de confier le rôle de directeur de campagne à Frédéric Péchenard. 

Du rab sur le Lab

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