Thierry Mandon s'appuie sur une théorie anglo-saxonne pour expliquer les prises de positions du gouvernement

Publié à 09h33, le 04 septembre 2014 , Modifié à 09h42, le 04 septembre 2014

Thierry Mandon s'appuie sur une théorie anglo-saxonne pour expliquer les prises de positions du gouvernement
Thierry Mandon / Maxppp

EST-CE QUE TU M'ENTENDS EH OH - Thierry Mandon a une explication à toutes les prises de positions dites "libérales" prises par le gouvernement. Invité sur RFI le jeudi 4 septembre, le secrétaire d'Etat chargé de la réforme de l'Etat s'est exprimé sur les choix de communication faits par le gouvernement. Interrogé sur le vote de confiance que sollicitera Manuel Valls le 16 septembre prochain, l'ancien député d'Essonne se veut rassurant:

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Je suis très serein sur le résultat et content que ça vienne vite. Il y a eu beaucoup ces derniers jours de discussions sur la ligne politique du gouvernement. Est-ce que finalement le nouveau gouvernement, celui qu'on appelle Valls 2, a changé d'orientation politique ou est-ce que, finalement, il continue une politique qu'il mène depuis des mois? Ce débat de confiance sera l'occasion de clarifier ces choses-là. Ces choses-là sont très simples:  il n' y a pas de changement de cap. Il n'y a pas de virage libéral du quinquennat. 

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Puis, invité à réagir à la prise de position de François Rebsamen qui veut renforcer le contrôle des chômeurs, Thierry Mandon se lance dans le détail de la communication gouvernementale:

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Non mais il y a des maladresses. Il y a une théorie en politique qui s'appelle aujourd'hui la théorie des "nudges", qui vient d'Angleterre et des Etats-Unis, qui explique à juste titre qu'il faut passer des signaux aux marchés pour que le marché, les investisseurs aient confiance et que l'investissement reparte. C'est le problème numéro un et presque le seul de la faible croissance aujourd'hui en France. C'est ça qui s'est passé.

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La dite théorie des "nudges" (coup de pouce en français) s'appuie sur les choix comportementaux des acteurs du marché en économie pour affirmer l'importance d'une communication douce pour inciter les acteurs à changer leurs comportements plutôt que de les contraindre et les forcer.  En d'autres termes, les prises de position sont davantage des signaux aux marchés. 

Une explication qui rejoint les récentes positions de Thierry Mandon sur les questions économiques, notamment sur le "tabou" des seuils sociaux.

#BONUS TRACK

Interrogé en début d'interview sur la suspension de la vente de Mistrals à la Russie et une possible soumission envers l'OTAN, l'ancien député de l'Essonne est retourné près de quinze ans en arrière:

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Il (François Hollande) n'a pas cédé. C'était une position pas facile. On pouvait difficilement en même temps condamner l'URSS et en même temps de rien faire.

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Parce qu'au Lab, on n'est d'humeur musicale en ce moment, on vous fait même un cadeau:



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