Une députée socialiste s'énerve contre le "marketing" médiatique des frondeurs

Publié à 07h34, le 16 septembre 2014 , Modifié à 15h27, le 16 septembre 2014

Une députée socialiste s'énerve contre le "marketing" médiatique des frondeurs
© Thomas PADILLA/MAXPPP

Christian Paul, Jean-Marc Germain, Jérôme Guedj, Pascal Cherki...: les "frondeurs" les plus médiatiques étaient présents, samedi dernier, à la fête de l'Huma à la Courneuve. Attablés aux côtés de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de Jean-Luc Mélenchon, premier pourfendeur du gouvernement et du président de la République, ces socialistes rebelles n'en ont pas moins mangé des frites. Et cela agace la présidence de la commission des affaires sociales à l'Assemblée.

Dans Libération, Catherine Lemorton, pourtant proche d'Arnaud Montebourg, s'agace un peu lorsqu'on l'interroge sur les frondeurs socialistes. Selon elle, la fronde socialiste, c'est de la com', rien que de la com' :


Moi aussi, je pourrais me payer une pub d'enfer en allant faire la belle devant les caméras


J'en ai vu certains bouffer des frites à la Fête de l'Huma: c'est du marketing. Je préfère aller dire ce que je pense à Matignon.


Des frondeurs qui agacent leurs petits collègues, et qui ont reçu une énième mise en garde de Manuel Valls. Dimanche dernier, il interrogeait ceux-ci sur une éventuelle "alternative crédible" à la politique qu'il conduit :


Je vois bien le discours d'une partie de la gauche, mais je ne vois pas en quoi c'est une alternative crédible. [...] Le déficit dérape car la croissance est trop faible. Laisser filer le déficit par des dépenses publiques ou une relance par les salaires n'aurait pas de sens.  


Du rab sur le Lab

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