A Solférino, le scénario Aubry tient de plus en plus la corde

Publié à 00h25, le 27 juin 2012 , Modifié à 00h44, le 27 juin 2012

A Solférino, le scénario Aubry tient de plus en plus la corde
Martine Aubry, à Solférino, lors du débat opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy, le 2 mai (photo Reuters)

"Elle va tout faire pour rester", "elle va se représenter", voire un définitif : "Après Martine ? Ce sera Martine" : d'après Le Figaro, ce mercredi 28 juin, l'éventualité de voir Martine Aubry conserver la tête du Parti socialiste tient plus que jamais la corde.

  1. "Plus il y a de noms, plus l'incertitude sur le départ de Martine se fait grande"

    Sur lefigaro.fr

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    Rue de Solferino, ils sont bien peu nombreux à croire au départ d'Aubry.

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    Voilà, l'ambiance est plantée d'entrée.

    Dans un article publié ce mercredi 27 juin, Le Figaro explique que le scénario qui verrait Martine Aubry conserver le poste de premier secrétaire du Parti socialiste tient plus que jamais la corde, alors que la date et le lieu du prochain Congrès du Parti ont été arrêté ce mardi 26 juin.

    La dernière sortie officielle de Martine Aubry sur la question remonte au 29 mai dernier, sur le plateau de BFM-TV.

    La première secrétaire jouait alors ouvertement du conditionnel :

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    Je quitterais la tête du Parti socialiste à l'automne si toutes les conditions sont réunies

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    Depuis ? Depuis, rien !
    Alors, en attendant, c'est un festival de petites phrases que livre Le Figaro, recueillies la plupart du temps sous anonymat :

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    Elle va tout faire pour rester,

    Elle va se représenter,

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    Le député du Gers, Philippe Martin, lui, se risque même, on the record :

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    Après Martine? Ce sera Martine!

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    Cette piste prend d'autant plus d'importance rue de Solférino que certains, comme Malek Boutih, soulignent que le flou artistique actuel peut profiter à Martine Aubry :

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    Plus il y a de noms, plus l'incertitude sur le départ de Martine se fait grande.

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    Affaire entendue ?

    Pas tout à fait. Pour au moins deux raisons.

    D'abord, il y a l'entourage du Premier ministre, qui n'a pas très envie de voir l'ancienne rivale de Jean-Marc Ayrault pour Matignon conserver la mainmise sur le parti.

    Ainsi, on peut lire un "proche de Jean-Marc Ayrault" savonner délicatement la planche à Martine Aubry :

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    Ceux qui la soutenaient sont tous partis.

    Ça sent le départ…

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    Et puis, il y a l'hypothèse Rebsamen, ce proche historique de François Hollande, qui n'a pas (encore) trouvé chaussure ministérielle à son pied - tout en assurant avoir dit "non" au chef de l'Etat ...

    Le sénateur-maire de Dijon, qui a marqué violemment son opposition au calendrier des agapes sur lequel le Parti venait de se mettre d'accord, mardi 26, explique donc au Figaro SA méthode, SA vision de la "transition" :

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    "Il faut prendre les choses dans l'ordre.

    Ce ne sera pas un congrès de divisions.

    Il faut voir si tout le monde est d'accord sur ce qu'on veut faire du parti.

    Puis on se mettra d'accord sur un nom."

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