Christian Jacob refuse de présenter les excuses du groupe UMP à Véronique Massonneau et attaque Claude Bartolone

Publié à 16h00, le 09 octobre 2013 , Modifié à 16h05, le 09 octobre 2013

Christian Jacob refuse de présenter les excuses du groupe UMP à Véronique Massonneau et attaque Claude Bartolone
Capture France 3

Il ne s'excusera pas. Il parle simplement d'un "incident regrettable" et préfère passer à l'attaque. Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a vivement réagi au happening des députées de gauche, qui ont boycotté le début de la séance des questions au gouvernement ce 9 octobre.

Mais Christian Jacob ne s'en prend pas à ses collègues féminines de gauche. Il cible ses attaques sur Claude Bartolone, président de l'Assemblée, et lui reproche de ne pas être digne de sa fonction en souhaitant "des suites"à l'affaire de la poule.

Voilà ce que déclare, en tribune, Christian Jacob :

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Monsieur le président, je voudrais intervenir sur l'incident qui vient de se passer. Il y a eu cette nuit un incident tout à fait regrettable. Les quolibets, c'est regrettable. Simplement, je vous rappelle que ça n'est pas pire que le bras d'honneur de monsieur Mamère ou d'autres collègues qui ont été faits dans cet hémicycle.

Ramenons les choses à ce qu'elles sont, monsieur le président. Et que vous vous soyiez porté comme caution de la mascarade qu'il vient d'y avoir dans cet hémicycle, avec cette théâtralisation, je trouve ça non plus ça n'est pas digne de notre Assemblée, monsieur le Président.

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Christian Jacob, très virulent, en gif :

Christian Jacob s'emmêle ensuite un peu les pinceaux. Il parle d'un Conseil des ministres spécialement convoqué à ce sujet. En fait, Christian Jacob se réfère au fait qu'une bonne partie des ministres ait commenté cet incident en sortant de l'Elysée ce 9 octobre.

Christian Jacob, toujours :

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Alors encore une fois, l'incident de cette nuit est regrettable, je suis d'accord avec vous. Mais quand même, rappelons les choses à ce qu'elles sont: lorsqu'il y a trois millions de chômeurs dans le pays, est-ce qu'il est normal que vous convoquiez une commission, une conférence des présidents extraordinaire, qu'il y ait un conseil des ministres sur ce sujet ? Mais dans quel monde sommes-nous, monsieur le président ? Et vraiment, je vous demande d'assumer les responsabilités qui sont les vôtres et de ne pas tomber dans l'indignité et la mascarade à laquelle nous venons d'assister.

"

Claude Bartolone reste calme. Mais contre-attaque à son tour. Le président de l'Assemblée nationale reproche en creux à Christian Jacob de ne pas partager le combat contre l'égalité des sexes :

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Monsieur le président Jacob. Nous aurons l'occasion de parler de cela au moment de la conférence des présidents. Mais s'il y a des combats qui devraient permettre de rassembler beaucoup plus largement sur cet hémicycle, l'égalité entre l'homme et la femme fait partie de ce combat.

"

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