Des élus de gauche s'indignent de l'arrestation à leur domicile de quatre salariés d'Air France

Publié à 11h01, le 12 octobre 2015 , Modifié à 14h19, le 12 octobre 2015

Des élus de gauche s'indignent de l'arrestation à leur domicile de quatre salariés d'Air France
© AFP

VRAIMENT NÉCESSAIRE ? - C'est l'info de ce lundi 12 octobre : comme le révèle Europe 1, quatre salariés d'Air France ont été interpellés en début de matinée à leurs domiciles (un cinquième salarié a été interpellé un peu plus tard), une semaine après les incidents survenus lors du comité central d'entreprise du lundi 5 octobre. Incidents où l'image de la chemise déchirée du DRH de la compagnie a fait le tour du monde. 

Toujours est-il que cette interpellation de bon matin ne passe pas chez certains à gauche. Non pas sur le fond mais sur la forme. Cécile Duflot se demande pourquoi cette arrestation a eu lieu à 6h devant leurs domiciles, avançant l'hypothèse d'une volonté "d'humiliation".

Une référence à la confiscation de passeport de Patrick Balkany ? Dans un deuxième message, l'ancienne ministre du Logement souhaite rappeler "la constance" de ses positions en la matière en relayant un article du Parisien où sa présence au procès des anciens salariés de Continental est évoquée.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a qualifié ce 12 octobre de "jour de deuil".

La méthode d'interpellation est jugée "honteuse" par Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, qui estime sur Twitter que ces individus ne "sont pas des criminels". 

Autre réaction, plus nuancée, celle de Raquel Garrido, membre du Parti de gauche également, qui s'interroge sur l'utilité d'une telle interpellation alors que les concernés ne sont pas, a priori, en fuite. 

Dans la journée du 12 octobre, Julien Dray, membre du PS, s'est étonné de cet horaire si matinal pour "renouer le dialogue social" en demandant de "chercher l'erreur".

Le 6 octobre dernier, Jean-Luc Mélenchon avait pris la défense des salariés, visés par un plan social, en leur disant "merci". Le même jour, Olivier Besancenot avait lui jugé que cela serait "plutôt aux salariés de porter plainte pour violences aggravées" contre les cadres d'Air France.

Dans le dossier, le gouvernement a mainte fois répété son soutien à la direction. Manuel Valls avait d'ailleurs condamné les auteurs de ces violences, interpellés ce 12 octobre donc, en les qualifiant de "voyous". 

[EDIT 14h19] Ajout du tweet de Julien Dray





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