Et Bernard Tapie imagina se relancer en politique

Publié à 19h19, le 10 juillet 2013 , Modifié à 07h38, le 11 juillet 2013

Et Bernard Tapie imagina se relancer en politique
Bernard Tapie, sur iTélé et Europe 1, mercredi 11 juillet (capture d'écran)

BACK - Evidemment, il met des "si", un peu partout et jure mordicus qu'il ne se présentera pas à des élections. Mais aucun doute sur la signification: Bernard Tapie, à l'occasion de son interview, mercredi 11 juillet, sur iTélé et Europe 1, a évoqué, à voix haute, un éventuel retour en politique, et notamment la possibilité d'un accompagnement du PRG, de Jean-Michel Baylet.

Bernard Tapie débute sa séquence "politique" en évoquant un sondage récent donnant le Front national haut, très haut, pour les municipales de Marseille.

Et ça, c'est manifestement de nature à remettre en question la promesse énoncée sur Europe 1 le 22 février, quand il faisait expliquer, par sa femme, qu'un retour en politique serait pour lui synonyme de ... divorce.

  

La femme de Tapie : "sa candidature serait un...par Europe1fr

"C’est sans équivoque. Il n’y a pas à revenir dessus. C’est ça ou un cas de divorce et comme il n’a pas envie de divorcer", avait alors assuré Madame Tapie. 

Malgré cela, sur Europe 1, ce mercredi, l'ancien président de l'OM a confirmé :

"

Si la situation perdure dans ce sens là, je ferai les marchés, je ferai les écoles, je ferai des réunions publiques pour le faire reculer là où il doit être. […]

Le Front, je les ai mis à moins de 10% dans la seule élection nationale à laquelle j’ai participé.

[Cette promesse vaut] partout où le Front national sera en situation !

"

Tapie se fait ensuite analyste politique, au parler plutôt cash, pour taper sur ses anciens amis de gauche: 

"

La gauche [...] croit, à tort, que le Front national, c’est un moyen de baiser la droite. 

La seule fois où il y a eu en finale un parti démocrate contre le Front, ça a été la droite contre le Front. 

Par conséquent, la gauche n’a rien à gagner et je crois qu’elle ne souhaite pas non plus.

Le Front doit descendre.

"

Les déclarations d'intention, c'est bien, mais Bernard Tapie en politique, c'est combien de divisions, lui demandent les deux journalistes qui l'interrogent. 

"

Ma famille politique, c’est quoi ? C’est les radicaux.

Mais je vais demander à Baylet, il va me dire s’il accepte que je reparte avec lui pour faire quelques campagnes, quelques marchés, quelques villes ! 

Vous savez que j’en fait élire, des gens ? Demandez à monsieur Vauzelle, demandez à madame Guigou, qui me l’a bien rendu […] Demandez à Jean-Louis Bianco ...

"

Bernard Tapie prend toutefois grand soin, dans la foulée, d'expliquer qu'il ne s'agit pas, pour lui, d'un retour dans les semaines à venir:

"

Mais j’en suis pas là. J’ai voulu être franc avec vous. 

Si vraiment il y a un danger à ce que partout, dans les grandes villes ou ailleurs, le Front s’amène à être l’arbitre, il faut, de toutes nos forces, l’empêcher. 

"

Du rab sur le Lab

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