Eva Joly : "Mes lunettes vertes ? Elles sont dans mon sac à main !"

Publié à 10h04, le 22 août 2012 , Modifié à 10h30, le 22 août 2012

Eva Joly : "Mes lunettes vertes ? Elles sont dans mon sac à main !"

RENTREE VERTE - L'ancienne candidate la présidentielle Eva Joly, s'offre une tournée des médias, ce mercredi 22 août, alors que s’ouvre les journées d’été d’EELV, à Poitiers, avec une interview publiée dans Libération, et une invitation sur le plateau d'RTL, où elle répète à peu de choses près, les mêmes choses.

Moins critique que Jean-Luc Mélenchonà l’égard de François Hollande, mais pas sans piques, elle estime qu’après avoir "apaisé le pays", il doit à présent "montrer le cap" et "se rappeler ses promesses".

Et rappelle que, selon elle, "sa victoire est davantage un rejet de Nicolas Sarkozy qu’une adhésion à son programme".

  1. "Il est temps que François Hollande donne le cap"

    L’ancienne candidate EELV à la présidentielle s’offre un retour en fanfare, ce mercredi 22 août, pour le premier jour des universités d’été d’EELV à Poitiers. Le même jour, Libération publie une interview d'Eva Joly et RTL l’invite dans sa matinale, où elle répète, à peu de choses près, les mêmes arguments.

    Moins virulente que Jean-Luc Mélenchon sur l'action du gouvernement ces 100 premiers jours, qui tire à tout-va depuis son retour d'Amérique du Sud (épisode 1, dimanche 19 août, et épisode 2, mercredi 22 août), elle n’en adressera pas moins une mise à garde à François Hollande.

    Commençant par louer son action, lui qui a "apaisé le pays", elle prévient :

    Maintenant, il est temps qu’il donne le cap. Nous avons besoin de savoir où il veut aller, qu’il se rappelle de ses promesses.

    Elle souligne dans Libération: "J’aimerais que le Président se souvienne de son discours du Bourget". Et en profite pour rappeler, dans le quotidien que :

    Sa victoire est davantage un rejet de Nicolas Sarkozy qu’une adhésion à son programme.

    Elle revient sur sa défaite : pas question de faire son autocritique. Ses 2,3 % étaient prévisibles. Et explique à Libération que, outre l’antisarkosyzme :

    J’ai été rejeté parceque je viens de la société civile et qu’on est habitué à voir des mâles blancs entre 50 et 60 ans qui ont fait l’ENA.

    La participation des Verts au gouvernement, elle le voit d’un bon œil, même s’ils n’ont pas de responsabilité dans des domaines environnementaux :

    On peut aussi voir là qu’on crédite les Vertsd’autres compétences que écologistes. Et pour être pleinement un parti politique, il faut aussi être compétent en matière de politique étrangère, qu'en matière financière.

    Avec sa voix libre, elle en profite pour rappelle la position de Cécile Duflot sur les récentes expulsions de Roms.

    Chacun son rôle. Il y a la solidarité gouvernementale.

    Cécile Duflot a une position très solide sur les Roms. Elle a clairement dit : on ne doit pas démanteler les camps sans qu’il y ait de plan B, de solution de relogement.

    La ministre avait critiqué en creux Manuels Valls, en août, sur ce point, avant de tempérer son message, quelques jours plus tard, en rappelant quelle était la position gouvernement pour venir en aide aux Roms.

    Nouveau look pour une nouvelle vie ? Ses lunettes, rouges puis vertes, dont elle avait fait un symbole lors de ses apparitions médiatiques pendant la campagne, sont désormais dans son sac à mains. Ce mercredi sur RTL, elle s’affichait avec des lunettes noires, plus larges.

    Et s’amuse de la question, posée par le journaliste qui lui demande pourquoi ce changement :

    Tout simplement parce que je vous vois mieux avec ces lunettes là, la distance où je suis.

Du rab sur le Lab

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