Florian Philippot dénonce un acharnement politico-judiciaire après la mise en examen du FN

Publié à 18h48, le 09 septembre 2015 , Modifié à 18h49, le 09 septembre 2015

Florian Philippot dénonce un acharnement politico-judiciaire après la mise en examen du FN
Florian Philippot © LOIC VENANCE / AFP

Florian Philippot n'est pas inquiet. Mais alors pas du tout. Même après la mise en examen du Front national comme personne morale pour "recel d'abus de biens sociaux" et "complicité d'escroqueries", ce mercredi 9 septembre.

Comme Marine Le Pen, le vice-président du FN estime que cette décision est surtout politique. Interrogé par iTÉLÉ juste après l'annonce de cette mise en examen, le n°2 frontiste dénonce une action destinée à "salir" son parti avant les régionales. Le parti s'était défendu de la même manière avant les... départementales. Florian Philippot dit :

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Inquiet ? Non, pas du tout. Il n'y a aucune surprise dans cette mise en examen. La justice de madame Taubira l'a souhaitée. Elle a tenté déjà de le faire en juin dernier en convoquant notre trésorier Wallerand de Saint-Just. Elle n'avait pas pu le faire parce que légalement ça n'existait pas. Et donc il a fallu se rattraper et trouver un autre motif pour essayer de mettre en examen, essayer de salir  politiquement et médiatiquement le Front national à quelques mois des élections régionales. […] On est vraiment là dans l'acharnement politico-judiciaire. C'est le lot du premier parti de France qui fait entre 25 et 30% des voix.

 

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Et Florian Philippot de citer, comme pare-feu à l'action qui est menée contre le FN, l'affaire Bygmalion, qui concerne elle l'UMP. Et puis il revient à "la haine de madame Taubira pour le Front national, et de monsieur Valls, ils ne s'en cachent même pas".

L'enquête visant le FN concerne le financement de la campagne des élections législatives de 2012, et plus précisément les "kits de campagne" vendus aux candidats frontistes 16.650 euros. Ces kits, remboursés par l'État à tous les candidats ayant recueillis au moins 5% des voix, auraient été surfacturés, permettant au FN de récupérer une coquette somme. 

 

 

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