Le premier vice-président du FN Jean-François Jalkh mis en examen pour escroquerie

Publié à 12h06, le 22 mai 2015 , Modifié à 16h03, le 22 mai 2015

Le premier vice-président du FN Jean-François Jalkh mis en examen pour escroquerie
Marine Le Pen et Jean-François Jalkh © JACQUES DEMARTHON / AFP

Ça commence à bien faire : pas une semaine ne se passe sans que le Front national ne soit tourmenté. Quand ce n'est pas le fondateur qui fait des siennes en disant un peu trop haut ce qu'il pense du maréchal Pétain et des chambres à gaz, c'est la justice qui s'en mêle.

Ce vendredi 22 mai, Jean-François Jalkh a été mis en examen pour escroqueries, abus de confiance et acceptation par un parti politique d'un financement provenant d'une personne morale. Ce n'est pas en sa qualité de premier vice-président du FN en charge des affaires juridiques que Jean-François Jalkh est visé, mais en tant que secrétaire-général de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. C'est la huitième mise en examen dans ce dossier. 

Il s'agit du dernier épisode en date de l'affaire Riwal, du nom de cette société, principal prestataire de service du FN, fondée par Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen. Le 9 avril, ce dernier a été mis en examen pour financement illégal de parti politique.

Dans l'après-midi, Jean-François Jalkh a réagi par voie de communiqué, présentant sa mise en examen comme la "suite logique" de celle de l'association Jeanne. Il ajoute : 

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Sur le fond, on notera que le fait pour un parti politique de facturer des prestations spécifiquement et exclusivement électorales, de prêter à des candidats, y compris avec intérêts est parfaitement légal. La somme d'éléments légaux ne peut donner un résultat illégal.

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Et le vice-président du FN d'attaquer "tout (sic) ceux, y compris dans les médias, qui ne respectent pas cette valeur démocratique et républicaine fondamentale qu’est la présomption d’innocence".

Mi-février, Libération publiait trois pages d'enquête sur le financement du FN et notamment sur le micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, qui vendait aux candidats frontistes aux départementales un kit de campagne fabriqué par Riwal et que la société est suspectée de surfacturer. Les grandes marges ainsi obtenues auraient pu être reversées au FN par le biais de rétrocommissions.

Marine Le Pen avait alors annoncé son intention de porter plainte contre Libération

[EDIT 15h55] Ajout réactions de Jean-François Jalkh 

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