Hervé Morin ne veut pas revenir sur le droit du sol, sauf à Mayotte et en Guyane

Publié à 07h10, le 24 octobre 2013 , Modifié à 07h14, le 24 octobre 2013

Hervé Morin ne veut pas revenir sur le droit du sol, sauf à Mayotte et en Guyane
(Maxppp)

A chacun son idée sur le droit du sol. Depuis que Jean-François Copé a remis à l'agenda le débat sur le durcissement de l'acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers, le droit du sol est réévalué par les différents responsables politiques.

Ce 24 octobre dans Le Parisien, c'est Hervé Morin, président du Nouveau Centre, qui affirme qu'il ne faut pas "jouer les vierges effarouchées sur ces sujets". Celui qui préside le conseil national de l'UDI de Jean-Louis Borloo établit une distinction entre l'Hexagone, l'île de Mayotte et la Guyane:

Le maintien du droit du sol à Mayotte et en Guyane est en train de devenir une bombe pour la République sous le poids de l'immigration illégale.

Mais ailleurs, sur le reste du territoire, on ne doit pas changer ce principe car ce n'est pas la question principale.

Il estime par ailleurs que Jean-François Copé est en droit d'aborder ce sujet dès lors qu'il "explique clairement qu'il n'y aura jamais d'alliance avec le FN". Tout en ajoutant que le parti frontiste n'a pas le monopole sur l'immigration :

Ce n'est pas parce que ces sujets ont été préemptés par le FN depuis des années qu'il faut les lui laisser.

Il demande enfin à ses camarades centristes de davantage s'exprimer sur le sujet en se positionnant comme les "optimistes réalistes" de l'échiquier politique. 

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