IVG : les députés UMP et UDI précisent qu'ils voteront majoritairement pour la suppression de la notion de "détresse"

Publié à 16h50, le 21 janvier 2014 , Modifié à 16h56, le 21 janvier 2014

IVG : les députés UMP et UDI précisent qu'ils voteront majoritairement pour la suppression de la notion de "détresse"
(Maxppp)

Certains députés UMP veulent dérembourser l'IVG si la loi Veil est réécrite et si la notion de "détresse" disparait. D'autres, comme François Fillon, ont estimé publiquement que cette suppression risquait de "banaliser l'avortement". D'autres enfin, comme Jean-Louis Borloo ou Bruno Le Maire auraient préféré qu'on ne touche pas à la loi Veil.

Mais ce 21 janvier en conférence de presse, les groupes UMP et UDI on précisé qu'il voteraient majoritairement en faveur de la suppression de cette notion de "détresse" pour recourir à l'IVG.

Si cette disposition est adoptée, une femme pourra avorter car "elle ne veut pas poursuivre une grossesse" et non parce qu'elle est "en situation de détresse". Le patron des députés UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, a estimé que ce changement était mineur :

[Même avec la suppression de la notion de "détresse"], on est dans la loi Veil, rien que la loi Veil.

On n'avait jamais cofidié la notion de détresse en tant que telle. Cela ne change rien sur le fond.

Une réflexion proche de celle de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem qui explique vouloir faire coller le droit "à la réalité".

Christian Jacob a également précisé que les 16 députés voulant dérembourser l'IVG via un amendement portaient une "initiative totalement isolée".

A l'UDI, le porte-parole du groupe Philippe Vigier a indiqué laisser sa "liberté de conscience à chacun" tout en estimant que l'article de suppression serait "voté majoritairement". Il a néanmoins fustigé la méthode :

En aucun cas, nous n'acceptons cette façon de procéder de Najat Vallaud-Belkacem de traiter de sujets sociétaux par amendement parlementaire.

L'article dédié à l'IVG a été rajouté au projet de loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes via un amendement socialiste déposé par la rapporteure de la commission des affaires sociales.

Du rab sur le Lab

PlusPlus