Jean-Christophe Cambadélis compare Emmanuel Macron à Jacques Delors

Publié à 20h52, le 02 septembre 2015 , Modifié à 20h52, le 02 septembre 2015

Jean-Christophe Cambadélis compare Emmanuel Macron à Jacques Delors

La comparaison ne fera peut-être pas plaisir à Martine Aubry, sceptique face à la ligne économique du gouvernement. Mais pour Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sifflé, bien qu'absent, par quelques jeunes militants socialistes lors de l’université d’été du PS à La Rochelle, ressemble à un de ses lointains prédécesseurs : Jacques Delors, ancien ministre de l'Economie et des Finances et ancien président de la Commission européenne.

Invité d’Europe 1 ce mercredi 2 septembre, le Premier secrétaire du Parti socialiste a ainsi expliqué que, pour les socialistes de 2015, Emmanuel Macron est "notre Delors à nous". Et de développer :

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C'est notre Delors à nous. Vous savez comment fonctionnait François Mitterrand avec Jacques Delors ? Il en faisait un allié nécessaire pour les secteurs de l'opinion qui pouvaient être intéressés par ce qu'il disait.

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"Il n’est pas socialiste", a reconnu le patron de la rue de Solférino face au fait qu'Emmanuel Macron n'est plus encarté au parti. Avant d’ajouter :

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Mais il est dans un gouvernement socialiste.

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La (nouvelle) polémique sur les 35 heures née avant La Rochelle est derrière Jean-Christophe Cambadélis. Le député de Paris espère que le ministre de Bercy, populaire dans les enquêtes d’opinion auprès des Français, soit actif dans la campagne à venir pour les élections régionales. Justement car il ne parle pas à l'électorat classique du PS.

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Je pense que c'est un homme qui parle à une partie de l'électorat, mais pas obligatoirement à tout l'électorat (...) Il faut qu'il parle, mais qu'il parle à bon escient et à ceux qui sont en capacité de l'écouter.

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Opposé à certains points de la désormais fameuse "loi Macron", "Camba", avec qui une mini-polémique était née sur le fait de savoir s’il avait invité le ministre à l’université d’été, assure que l’incident est clos. Il assure avoir rencontré le ministre lundi dernier à Bercy et avoir évoqué avec son interlocuteur "la nécessité de l'engagement d'Emmanuel Macron" dans la campagne pour les régionales en décembre.

Pas certain cependant que l’on voit le nouveau Delors aux côtés de candidats étiquetés frondeurs d’ici le scrutin.

Du rab sur le Lab

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