Jean-Christophe Cambadélis tient une preuve que François Fillon a peur du PS

Publié à 16h36, le 04 janvier 2017 , Modifié à 16h36, le 04 janvier 2017

Jean-Christophe Cambadélis tient une preuve que François Fillon a peur du PS
© JOEL SAGET / AFP

BRÈVE DE CAMPAGNE - François Fillon tente un pari. Le candidat à la primaire Les Républicains tiendra son premier grand meeting parisien le 29 janvier, à la Villette. La date n’a pas été choisie au hasard : c’est à ce moment-là que le PS et ses alliés organiseront le second tour de la primaire de la Belle alliance populaire.

Ce mercredi 4 janvier, lors de ses vœux à la presse, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a vu dans le choix de la date du meeting de François Fillon plusieurs signes positifs pour son parti : celui d’une fébrilité du candidat LR, celui que la primaire de la BAP pourrait s’avérer une réussite et celui que le PS est encore bien debout au point de représenter une menace pour la présidentielle. Il a déclaré :

 

 

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Si on (le PS, ndlr) était à ce point éliminé de la vie politique, François Fillon n’aurait pas décidé de faire son meeting le 29 janvier.

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Un peu plus tard lors de ses voeux, auprès du Lab, Jean-Christophe Cambadélis a estimé que l’organisation de ce meeting le même jour que le second tour de la primaire de la BAP traduit "une crainte" du candidat de la droite qui voit "que la dynamique de la primaire monte". Il a ajouté : "François Fillon va dans le 19e arrondissement de Paris le même jour (mardi 3 janvier, ndlr) que la présentation du programme de Manuel Valls (et de Vincent Peillon, ndlr). Il n’a pas de dynamique majoritaire. Il faut qu’il soit constamment présent sur le terrain".

Jean-Christophe Cambadélis s’est montré optimiste sur l’avenir de son parti. Pour le député de Paris, "l’existence du PS, et sa stratégie de dépassement, perdurera quel que soit le résultat positif ou négatif de la présidentielle". Il s’est réjoui de la situation financière de la rue de Solférino. "Le Parti socialiste a zéro dette (…) Nos finances sont saines. Notre budget est le même qu’en 2010. Nous donnerons 8 millions d’euros à notre candidat au premier tour et 4 millions au deuxième. Nous avons 12 millions d’euros à offrir à notre candidat à la présidentielle". Un bon matelas, même en cas de coup dur.

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