Kemel : "Si je suis devant Mélenchon au premier tour, il se désistera, c'est la règle"

Publié à 12h00, le 12 mai 2012 , Modifié à 15h48, le 13 mai 2012

Kemel : "Si je suis devant Mélenchon au premier tour, il se désistera, c'est la règle"
Jean-Luc Mélenchon et Philippe Kemel (Maxppp - Montage)

Philippe Kemel est coincé entre deux machines de guerre médiatiques. Le maire de Carvin et candidat pour le Parti socialiste dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour les élections législatives se retrouve dans un tourbillon d'attention. Il est en lice pour une place de député face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Difficile d'exister médiatiquement entre les deux leaders nationaux. Mais Philippe Kemel compte bien faire campagne et assure que, s'il est devant au premier tour, Jean-Luc Mélenchon se désistera. "C'est la règle", ajoute-t-il.

  1. "Je suis bien candidat"

    C'est maintenant officiel. Jean-Luc Mélenchon sera bien candidat aux élections législatives dans le Pas-de-Calais face, notamment, à Marine Le Pen. 

    "Notamment", parce qu'il y a d'autres candidats. Parmi eux : Philippe Kemel, maire de Carvin (commune de la même circonscription") et candidat investi par le Parti socialiste. 

    Joint par Le Lab, il assure être toujours candidat et signale qu'il n'y a pas d'accord avec le Front de gauche avant le premier tour :

    Je suis bien candidat. Je n'ai pas à me maintenir ou à enlever ma candidature. Notre manière de faire est très clair e: là ou il y a une possibilité qu'au second tour il n'y ait plus de candidat de gauche, il peut y avoir des accords. Mais ce n'est pas notre cas. Au second tour, d'après tous les scenarios la gauche se qualifie. 

    Et après le second tour ? "On se rassemblera", affirme Philippe Kemel. Mais avec des règles. Le maire de Carvin ne compte pas se retirer s'il est le premier candidat de gauche :  

    Si j'arrive devant au second tour, Jean-Luc Mélenchon connait les règles. C'est celui qui est le moins bien placé qui se désiste. 

    Pour le PS, l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon est-elle une bonne nouvelle ? Electoralement, le candidat du PS n'en doute pas : "nous sommes dans la diversité au premier tour et cela peut donner plus de voix à la gauche". 

    Si ça permet de donner collectivement un plus pour que les idées du Front national reculent, disons que le ciel est un peu plus bleu. 

    Mais quand on lui demande si c'est une bonne nouvelle, Philippe Kemel précise que ce n'en est pas une mauvaise. Une manière de montrer qu'il ne saute pas de joie pour la venue de Jean-Luc Mélenchon.

    Et il prévient : 

    Une élection législative ce n'est pas les jeux du cirque. C'est la rencontre avec les citoyens. 

    Une manière d'alerter les deux candidats stars de la circonscription. "Sur le fond quand je rencontre les citoyens ils se demandent ce qui leur arrivent … ils en sont surpris", ajoute-t-il. 

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