L’Elysée accuse les médias de "dénigrement" contre Hollande

Publié à 14h11, le 07 septembre 2012 , Modifié à 16h24, le 07 septembre 2012

L’Elysée accuse les médias de "dénigrement" contre Hollande
François Hollande et Faouzi Lamdaoui, le 16 mai 2007. (Maxppp)

HOLLANDE-BASHING – Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande à l’Elysée, juge "ridicule",  ce vendredi 6 septembre, "la vague de dénigrement qui vise, dans la presse, le Président, le Premier ministre et les ministres".

Et accuse les médias de se livrer ainsi à un "dopage des ventes".

 (Crédit photo : tvntprogrammes.com)

Les unes successives et critiques consacrées à François Hollande font râler à l’Elysée, et les proches du chef de l’Etat n’apprécient pas vraiment le déferlement de critiques sur le pouvoir exécutif.

Dans un style direct, sans filtre de communication aucun, un membre du cabinet du chef de l’Etat, raconte ainsi, sur sa page Facebook – totalement publique - le sentiment ambiant :

"La vague de dénigrement qui vise, dans la presse, le Président, le Premier ministre et les ministres tombe, à force de saturation, dans le ridicule."

Ce très proche de Hollande – ancien chef de cabinet du candidat pendant la campagne présidentielle - accuse également les médias de chercher à vendre en cassant du sucre sur le dos du chef de l’Etat :

"Les observateurs avertis savent que [cette vague] a pour unique objectif le dopage des ventes".

Avant d’entonner l’air connu du gouvernement en plein travail :

"Le gouvernement anticipe l'application de plusieurs mesures du projet présidentiel pour répondre au plus vite aux priorités qui préoccupent les Français."

Voici l’intégralité de ce court message, accessible ici :

Un sentiment partagé puisque, vendredi matin, c'est la ministre aux personnes âgées, Michèle Delaunay, qui écrivait, sur Twitter, son agacement face à ces critiques du chef de l'Etat :

Faouzi Lamdaoui et Michèle Delaunay réagissent à un article du Monde, publié le 6 septembre, qui racontait qu’un hebdo comme l’Express avait vu ses ventes passer de 75 000 à 95 000 numéros par semaine quand la une était anti-Hollande.

Cette attaque directe  et "on the record" contre les médias est d’autant plus rare que la parole des conseillers de l’Elysée, lorsqu’elle est attribuée nominativement à l’un d’entre eux, est beaucoup plus policée.

Sous l’ère Sarkozy, seul Henri Guaino, "conseiller spécial" de Nicolas Sarkozy, bénéficiait d’une telle liberté de ton.

Faouzi Lamdaoui avait annoncé, lui même, par un tweet, vendredi 18 mai, sa nomination comme conseiller du président. 

 

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