L’embarrassant soutien de Roselyne Bachelot à François Fillon

Publié à 15h19, le 24 juillet 2012 , Modifié à 17h00, le 24 juillet 2012

L’embarrassant soutien de Roselyne Bachelot à François Fillon

A droite, la femme embarrasse. Y compris dans les rangs fillonistes. Roselyne Bachelot est une très proche de François Fillon, qu'elle soutient dans sa course à la présidence de l'UMP. 

Laurent Wauquiez, garde rapprochée de l'ancien Premier ministre, a tenté de minimiser la portée de sa voix, mardi 24 juillet. 

Au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy, celle qui a été ministre au gouvernement Fillon, avait réclamé un droit d'inventaire, provoquant un tollé d'une partie de la droite ; Roselyne Bachelot a rejoint, le 14 juillet 2012, une commission sur la moralisation de la vie publique, dirigée par Lionel Jospin.

  1. Roselyne Bachelot "a pris une retraite politique"

    Ce soutien gênant. La garde rapprochée de François Fillon, candidat officiel à la présidence de l'UMP, veut minimiser l'impact du soutien de Roselyne Bachelot, très proche de l'ancien Premier ministre ; une amie écrit même Le Figaro

    Au micro de BFM TV, mardi 24 juillet, Laurent Wauquiez est de ceux-là. Minimiser, mais sans froisser François Fillon. Il explique que Roselyne Bachelot n'appartient plus au cercle politique, réduisant à la portion congrue la portée de son soutien :

    Quand Roselyne Bachelot s’exprime, elle ne s’exprime qu’en son propre nom.

    Elle a pris une retraite de la politique. Elle n’a plus souhaité se présenter à une élection.

    Donc maintenant, pour moi, ce n’est plus une politique, c’est une observatrice qui a connu la vie politique [...]

    Pour bien marquer cette distanciation, il s'en prend à son droit d'inventaire, qu'elle a réclamé à la mi-juin, provoquant un tollé chez une partie de la droite. 

    Je ne supporte pas ce côté 'droit d’inventaire' parce qu'on a perdu l’élection tout le monde, tout d’un coup, à plein de bonnes idées ou plein de remarques critiques sur ce qu’il s’est passé.

    François Fillon, lui, défend prudemment Roselyne Bachelot. Lefigaro.fr rapporte des propos attribués à l'ancien Premier ministre, dans un article publiée le 24 juillet : 

    [Quand son amie Roselyne Bachelot s'en prend à Nicolas Sarkozy] "c'est un événement planétaire" [quand c'est Marc-Philippe Daubresse] "tout le monde s'en fout, et quand c'est Jean-Pierre Raffarin, ça ne provoque aucun commentaire" [Daubresse et Raffarin sont des pro-Copé revendiqués]

    "À croire que le critère qui suscite l'indignation, c'est la proximité avec moi"

    Lundi 23 juillet, c’est Henri Guaino - qui n'a affiché aucun soutien entre Jean-François Copé et François Fillon - ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui s'est posé en observateur et a jugé un ralliement à Bachelot embarassant : 

    On verra bien si Mme Bachelot est un soutien de François Fillon, si François Fillon accepte ce soutien.

    Dans ce cas, tout le monde en tirera les conséquences politiques et morales qu’il souhaite en tirer.

    Il a répété ses critiques envers l'ancienne ministre, dont il n'apprécie pas le droit d'inventaire, et explique : 

    Elle ne représente pas l’opposition. 

    Elle ne représente qu’elle-même, c'est-à-dire rien, en l’occurrence, politiquement.

    Ce n'est pas la première fois que l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy se montre virulent à l'égard de l'ancienne ministre du gouvernement Fillon.

    Dans son livre A feu et à sang, elle critique la droitisation de la campagne présidentielle de 2012 ; il avait répliqué du tac au tac, affirmant que son livre était d'une "vulgarité effrayante" et que s'il devait passer une journée à sa place, il "se suiciderait"

Du rab sur le Lab

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