La communication de Sens commun, mouvement affilié à l'UMP, gérée par une journaliste sous pseudo

Publié à 11h03, le 14 mai 2015 , Modifié à 11h24, le 14 mai 2015

La communication de Sens commun, mouvement affilié à l'UMP, gérée par une journaliste sous pseudo
© Capture d'écran du site de Sens commun.

MÉLANGE DES GENRES - Parfois, des journalistes changent de job et passent côté communication politique. Chez Sens commun, ce jeune mouvement né de La Manif pour tous et affilié à l'UMP, on semble faire les deux à la fois. Selon des révélations de Marianne à paraître le 15 mai, la personne en charge de la communication pour le mouvement politique est également journaliste au Point. Une information démentie auprès du Lab par la principale intéressée.

Chez Sens commun, on l'appelle "Constance Andras", un nom qui ne renvoie à rien sur Google. Un pseudonyme, écrit Marianne, pour éviter à la journaliste quelques ennuis déontologiques. Une directrice de communication bénévole, précise le magazine qui cite également un déçu du mouvement :

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Plusieurs personnes sont parties du pôle communication, car la journaliste avait une démarche de censure avec les équipes.

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Si la journaliste écrit actuellement sur des sujets très éloignés de la politique, ça n'a pas toujours été le cas. Durant quelques mois fin 2013, elle a suivi la politique, la droite et, donc, Sens commun, qui venait tout juste d'être créé. Depuis, le mouvement a pris de l'ampleur, au point d'envoyer deux de ses représentants dans l'organigramme de l'UMP. Son président, Sébastien Pilard, est en effet délégué national en charge des relations avec les entrepreneurs et Madeleine Bazin de Jessey, porte-parole du mouvement, a été nommée secrétaire nationale en charge des programmes de formation. Ils préparent actuellement leurs "états généraux de la droite" pour juin.

Contactée par le Lab, la journaliste mise en cause par Marianne assure n'exercer "aucune fonction" chez Sens commun et ne pas en être membre :

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Ce que je peux vous dire c'est que 1) je ne suis pas dircom de Sens commun et 2) je ne suis même pas membre de Sens commun.

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Etienne Gernelle, directeur de la rédaction du magazine, soutient également sa journaliste. Il assure au Lab :

 

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Personne, chez nous, n'est directeur de communication de Sens commun, ni même membre de Sens commun. Ensuite, chacun a sa vie privée en dehors du boulot. On peut côtoyer des gens de droite comme des gens de gauche, ce n'est pas mon souci. Je ne fais pas d'enquête de police sur mes journalistes.

 

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Sens commun n'a pour l'heure pas répondu à nos sollicitations.

Du rab sur le Lab

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