Florange : Lakshmi Mittal juge "irrationnels" les propos de Montebourg

Publié à 07h02, le 13 décembre 2012 , Modifié à 08h35, le 13 décembre 2012

Florange : Lakshmi Mittal juge "irrationnels" les propos de Montebourg
Lakshmi Mittal. (Reuters)

Critiqué frontalement par Arnaud Montebourg, le PDG d’ArcelorMittal réplique au ministre du Redressement productif dans une interview exclusive accordée au Figaro.

Réponse du berger à la bergère. Après les déclarations d’Arnaud Montebourg dans les Echos le 26 novembre où il déclamait qu’il ne voulait plus de "M. Mittal en France", c’est au tour du PDG d’ArcelorMittal de répliquer au ministre du Redressement productif qui voulait nationaliser Florange. Un dossier qui a provoqué un couac gouvernemental avec le désaveu cinglant du Premier ministre à l’égard du responsable de l’Industrie.

Ce jeudi 13 décembre, Lakshmi Mittal répond donc aux critiques dont il a été l’objet dans une interview au Figaro.

Concernant la sortie d’Arnaud Montebourg à son égard, il se dit "choqué", "triste même" et assène que les propos du ministre était "irrationnels" : 

Bien sûr j’ai été choqué, triste même, de ces commentaires envers moi.

Jamais je n’aurais attendu de tels propos, aussi irrationnels, d’un ministre !

Et pour mieux se défendre, le patron du géant de l’acier insiste sur la cordialité de ses rencontres avec le chef de l’Etat : 

Je n’ai d’ailleurs jamais eu le sentiment de ne pas "être bienvenu" lors de mes rencontres avec François Hollande.

Dans cette longue interview, le PDG indien justifie également l’accord finalement signé avec le gouvernement Ayrault, "un accord juste", selon lui : 

C’est un accord juste. Parce qu’il respecte ce qui était notre préoccupation essentielle dans ce dossier : assurer un avenir pérenne et rentable à l’ensemble de notre activité et donc à la filière acier en France. […]

Quand j’ai rencontre François Hollande, une première fois en septembre dernier, nous avons discuté de l’avenir de Florange. […]

Par la suite, l’administration française a voulu leur chercher un repreneur. Nous lui avons donné deux mois pour le faire. La réalité est qu’il n’y a pas eu d’acheteur pour cette partie de l’usine. C’est alors que le gouvernement a exploré une alternative, la vente de tout le site, qui n’était pas dans la stratégie d’ArcellorMittal.

Et d’ajouter dans un tacle aux politiques français : 

Ce sont les commentaires politiques qui ont été faits sur Florange qui ont faussé le débat.

 

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