Le Conseil de Paris va se prononcer sur la création d’une rue Robespierre dans la capitale, proposée par Danielle Simonnet

Publié à 07h39, le 13 juin 2016 , Modifié à 10h57, le 13 juin 2016

Le Conseil de Paris va se prononcer sur la création d’une rue Robespierre dans la capitale, proposée par Danielle Simonnet
Danielle Simonnet. © BERTRAND GUAY / AFP

REBELOTE - Ça n’a pas fonctionné en 2011. Mais cela n’empêche pas une élue du Parti de gauche, qui siège parmi les non-inscrits au Conseil de Paris, de retenter sa chance et d'y croire en 2016. Sait-on jamais.

Ainsi Danielle Simonnet va-t-elle présenter un vœu lors du Conseil de Paris qui s’ouvre ce lundi 13 juin (et jusqu’au 15 juin) pour que la capitale se dote d’une rue Robespierre. "Plus de 220 ans après sa mort, il n’y a toujours pas de rue Robespierre à Paris, ni aucun lieu important portant le nom de cet homme d’Etat", s’insurge l’élue du Parti de gauche dans un communiqué. Et de rappeler que l’homme de la Terreur a porté des projets humanistes :

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Seul contre beaucoup, il s’est battu contre le vote censitaire, contre l’esclavage, contre la peine de mort. (…) Sans occulter la réflexion critique sur son action, il est temps de sortir de la caricature de Robespierre ‘tyran sanguinaire’.

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"Osons donner le nom de Robespierre à une rue, une place ou un autre lieu à Paris", conclut Danielle Simonnet alors que les centristes du Conseil de Paris, comme le souligne Le Parisien de ce lundi, projettent de créer "un parcours de la Révolution française" dans les rues de la capitale.

En 2011 déjà, des élus du groupe PC-PG présidé par Ian Brossat, aujourd’hui adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo, avaient tenté de nommer un lieu parisien du nom du mythique révolutionnaire. Sans succès.

Robespierre est une figure historique régulièrement mise en avant par les élus de la gauche de la gauche. Jean-Luc Mélenchon est lui-même un fervent défenseur de "L’incorruptible". Le candidat à l’élection présidentielle de 2017 avait ainsi dénoncé une manipulation dans la reconstitution du visage de Robespierre avant de s’insurger, quelques mois plus tard, contre l’image donnée du "libérateur" dans le jeu vidéo Assassin’s Creed.

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