Le député PS Alexis Bachelay voit dans la méthode qui a reconduit Bartolone au perchoir "un spectacle nord-coréen"

Publié à 10h32, le 16 décembre 2015 , Modifié à 10h39, le 16 décembre 2015

Le député PS Alexis Bachelay voit dans la méthode qui a reconduit Bartolone au perchoir "un spectacle nord-coréen"
© MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

KIM JONG-BARTO - Deux jours après avoir perdu contre Valérie Pécresse au second tour des élections régionales, Claude Bartolone a été reconduit triomphalement, et par acclamation, à la présidence de l’Assemblée nationale par ses petits camarades socialistes. Un retour au perchoir qui a choqué à droite. Mais aussi, dans une moindre mesure à gauche. Notamment, et surtout, sur la manière de faire.

"C’est ça qui n’est pas décent", explique le député PS Alexis Bachelay ce mercredi 16 décembre sur RMC, alors qu'une partie de la classe politique appelle à faire "de la politique autrement". Il estime en revanche que "ce n’est pas Claude Bartolone qui est en cause". Il développe, déplorant un "spectacle nord-coréen" :

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Il avait dit que s’il remportait la région, il laisserait la présidence de l’Assemblée nationale. Il n’était pas candidat aux élections législatives. Ce qui ne va pas, ce qui a choqué, c’est la mise en scène. C’est le spectacle un peu nord-coréen de cette salle debout.

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Déjà mardi, sur le plateau de LCP, comme l’a relevé le Scan du Figaro, le député du 92 s’était étonné de la forme de cette reconduction de Claude Bartolone dans son mandat de président de l’Assemblée nationale. "L'idéal aurait été que Claude Bartolone remette sa responsabilité de président devant la représentation nationale. Moi je pense qu'il aurait été bien qu'il le fasse de cette manière-là", avait-il expliqué.

A droite, Christian Jacob avait quant à lui dénoncé des "petits arrangements entre parlementaires de Seine-Saint-Denis" entre Claude Bartolone et le président du groupe socialiste du Palais Bourbon, Bruno Le Roux. Avant de s’étonner et de pester contre l’absence de l’intéressé aux questions au gouvernement de l’après-midi. Une absence justifiée par des examens médicaux qui ont conduit Claude Bartolone à prendre du recul et du repos.

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